mercredi 7 avril 2010

Afrique du sud : Retour de bâton

Ceux qui en occident ont mené campagne contre Thabo Mbeki le trouvant trop libéral, trop intello, voyant plutôt en un populiste, polygame accompli, nommé Zuma Jacob, cet homme qui ferait la différence, celui par qui l’Afrique du sud deviendrait enfin une vraie puissance réconciliée avec elle-même; doivent s’essayer à faire profil bas, à prier pour pas que l’on se souvienne de ce qu’ils ont initié il y’a peu de temps pour faire accepter à leur opinion le fait que l’un était préférable à l’autre.

Heureusement pour eux que plus personne ne s’en souvient, notre bug mémoriel étant passé par là.

Peu de gens ont connaissance de cette belle campagne de relooking extrême qu’a eu à bénéficier sieur Zuma Jacob et dont l’objectif était d’avaliser le coup de force peu démocratique que ce dernier a monté en vue d’évincer THABO MBEKI, un authentique démocrate, grand homme de conviction, bourreau du travail, homme d’honneur et intègre et ce pour pas que sa probité, son panafricanisme ne deviennent contagieux auprès d’autres leaders africains en mal de "grand-frère" à l’exemple de Kagamé, Gbagbo et suprême surprise... Abdoulaye Wade.

La presse occidentale aux mains de puissants lobbys aura réussi le tour de force de rendre acceptable aux yeux de l'opinion Jacob ZUMA, ce polygame brouillon au passé sulfureux, prototype idéal de ce que le modèle occidental trouve de plus odieux en l'humain.

Nul besoin donc d’avoir fait Harvard, Princeton, Cambridge, Yale pour anticiper sur la somme d’ennuis et de régression que par incompétence, bouffonnerie ce « gang » de « barbares jouisseurs » infligeront à la nation arc-en ciel promise il y'a peu à un bel avenir sous la conduite prudente et assurée de THABO MBEKI.

Le chef des jeunesses Zumariennes a il y’a peu défrayé la chronique en remettant au goût du jour une vielle chanson des pires moments de l’apartheid appelant ni plus ni moins à tuer les boers, les fermiers blancs sans avoir à endurer le moindre rappel à l'ordre.

La réponse subliminale ne s’est pas faite attendre : Eugène Terre Blanche (une bonne brute pour qui je n’ai aucune sympathie), chef d’un parti nazi est assassiné. Ses partisans promettant à hue et à dia vengeance. De l’animation en perspective au pays de Jacob Zuma. Vivement qu’ils attendent au moins que cette première coupe du monde de football en terre Africaine arrachée de haute lutte par le gouvernement THABO MBEKI se termine, ensuite libres à eux de s'adonner à leurs jeux de massacres avant que la providence ne vienne à la rescousse de ce pays que des petits malins veulent détourner de l'hinterland africain.

Les apprentis sorciers ici en occident qui ont œuvré à rendre acceptable le sieur Zuma Jacob sont indiscutablement comptables, co-responsables des dérives, nuisances, régressions, crimes imputables à ce régime. Ils en sont conscients, et s’en foutent royal. L’opacité de leur mode de fonctionnement rendant indétectable au commun des mortels la chaîne de "commandement". Ni vu, ni pris. Le crime parfait.

2 commentaires:

  1. Le fragile équilibre dont bénéficiait la société sud africaine n'avait pas besoin de voir ressurgir les extrémismes. J'ai regardé le film "Invictus" et vu comment, avec beaucoup d'habileté, Mandela a su apaiser les extémistes noirs pour ne point susciter la haine blanche prête à profiter du moindre faux pas pour faire agir ses vieux démons. Thabo Mbéki a user de cette prudence tout en essayant de se rapprocher des autres leaders africains. J'ai pariculièrement aimé cette dernière attitude qui le différenciait de Mandela trop soucieux de la paix intérieure dans son pays. Mais je crois que c'était dans l'ordre des choses. Maintenant, on ne peut que se demander où va l'Afrique du sud.

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