dimanche 16 décembre 2007

Quand la banlieue s'éveillera

Les banlieues posent problème en France, à hauteur du mal être conceptualisé que ceux qui y vivent ressentent à juste titre.

Ceux qui pensent le monde et sont payés pour décoder, provoquer et anticiper sur les évènements sont conscients de ce que des poussées de fièvres en banlieues y'en aura, les contenir dans une démocratie policière ça n'est pas compliqué, ça participe du cours normal des choses et à certains égards sont un mal nécessaire et maîtrisable ; Les casses de voitures, feux de poubelles n'étant pas de nature à influer sur la marche des affaires, le cours des actions.

Pour certains si tel se voulait le choix des politiques on pourrait faire avec la banlieue et les banlieusards pour au moins 100 ans avec comme cérise sur le gateau la possibilité d'en faire un moyen peu coûteux d'instrumentalisation politique à visée electorale. La Gauche sans idées prise pour dindon d'une farce recyclable à l'infini.

La banlieue pour certains tant qu'elle s'exprime par des poussées de fièvre cycliques n'est pas un problème. Au contraire...

C'est ce qui explique qu'aux crises et autres montées d'adrénaline parfois provoquées à dessein l'on oppose la repression policière, des discours de circonstances assortis de promesses de campagne jamais tenues. Donnant ainsi libre cours au temps en l'absence de politique publique, le soin de façonner à l'absurde des générations de talents perdus à jamais, en manque de répères, prédestinés à l'échec, à l'assistanat, la précarité, la marginalité, le mépris républicain.

Tant que pour exprimer leur saine colère, ceux des banlieues croiront faire du tort à la république en s'agitant et usant de coktail de feu dans leur ghetto extra-urbains, leurs actions seront de celles qu'on aura anticipé, ne seront d'aucune nuisance politique et ne déboucheront sur aucune initiatives politiques à hauteur de leurs espérances.

Les problèmes de banlieus sont énormes et réelles, les voies d'expressions sont naturelles et improductives, faut penser et passer à d'autres mécanismes d'expression.

Ce dont le consommateur citoyen et l'acteur politique a besoin c'est de l'éclat, de l'animation intempestive, des actions intelligentes et ennuyeuses, du genre qui ne laisse indifférent et dont on ne peut s'en détourner qu'on le veuille ou pas, parceque au coeur de la cité, près des centres de décision et de communication.

La banlieue c'est un taux de chomage subit de plus de 60%. C'est donc des personnes pour la plupart jeunes, en excellent état physique, sans occupation, libres de suite, disponibles, qui ne risquent pas de se voir priver de salaire parceque n'en disposant pas.

La banlieue réunit donc tout ce dont rêvent des leaders syndicaux pour tenir lors des mouvements sociaux et faire aboutir leurs révendications.

La banlieue doit cesser de ghettoïser, périphériser son mal être. Les populations des banlieues doivent se rendre visibles en dehors de leurs lieues de vie. La Banlieue doit être présente au coeur de la capitale, là où le devenir de la nation se construit, là où bat le coeur de la patrie, là où se font et defont les carrières et les politiques. La banlieue doit exprimer dignement et intelligemment son mal être à... Paris.

La banlieue c'est des millions d'individus occuper à ne rien faire. Qu'adviendra-t-il le jour où ces personnes dans un mouvement concerté se décideront à passer leurs journées de misères à deux pas de l'Elysée, à quelques encablures de la bourse et des monuments, au coeur du quartier d'affaires de la Défense, dans une démarche empreinte de gravité, de respectabilité, de dignité de soif d'un avenir meilleur.

Le jour où dans un élan concerté, rythmé et audible la banlieue s'invitera dans la capitale et ses lieux de pouvoir pour une longue période, et bien ce jour là marquera le début d'une autre ère : Ces instants qui enracinent le un nouveau cycle, ces moments où dans la précipitation les politiques sont contraints d'apporter dans l'urgence des réponses inespérées aux mouvements de masse porteurs de graves menaces. Ces instants où on cesse de se préoccuper du combien ça coûtera, parceque lucide sur la délicatesse des enjeux, ces instants de vie qui consacrent la defaite de l'hypocrisie politique érigée en système de gestion des problèmes societaux.

Ces jours viendront, c'en est une certitude, c'en est un passage obligé, les évoquer c'est prendre conscience de ce que le monde a changé, de ce que le temps des causes justes est arrivé et que ce qui doit arriver pour le bien d'un plus grand nombre arrivera.

Chaque chose a une fin, la ghettoïsation des populations expatriées en est une.
Rendez-vous donc un de ces quatre au Trocadéro, à l'Elysée ou au champs de Mars.

Du pur bonheur en perspective.

7 commentaires:

  1. Big Ben,

    Je te remercie pour ta contribution à l'éveille des populations des "cités". Tu as le mérites de lancer le débat. Mais je crains que tes réponses à ce problème de société soit trop partisanes et caricaturales. Je pense qu'il faut une analyse très rigoureuse de la situation et je ne suis pas certain que tu as fait ce travail. L'usage du mot banlieue symbolise bien ce manque de rigueur. Banlieue n'est pas synonyme de misère et de chômage. Le 92 ou les hauts-de-seine est une banlieue de Paris mais c'est le département le plus riche de France (même devant Paris). Il est incontestable que l'assenceur social n'existe plus en France. On n'assiste quasiment au développement des castes; les fils d'ouvriers devenant ouvriers et les fils de cadres devenant cadres. Cette évolution malheureuse mais reversibe de la sociétè n'a pas le fondement raçial ou communautaire que tu développes.

    Que le débat vive sur ce blog comme sur d'autres mais de grâce élevé le.

    A bientôt,
    Gaston

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  2. Je dirais même plus, Olembe est une banlieu de Yaoundé et j'y vis comfortablement depuis quelques années même si le chômage non lié au phénomène ci devant défendu par Ben et habilement contourné par le valeureux Gaston (non pas lagaffe! L'autre...) m'y coïnce plus que je ne le souhaite...
    J'arrête pour être un peu sérieux, avant de lire Gaston j'ai eu quelques inquiétudes sur le propos de Ben (égale à lui même sur le fond cependant...) on dirait un appel à la rebellion mais, laquelle? Stigmatiser les revendications sociales dans les joutes politiques, c'est enivrant mais à mon humble avis, pas très éfficace comme approche, c'est un peu l'histoire du gars qui critique sans apporter des solutions, genre cause toujours tu m'interesse... Faire une étude socio de la banlieu? pourquoi pas mais je doute que cela conserve Ben dans son propos mieux, il sortira de ce blog pour nous faire un jolie best seller... Moi ce que j'en dis, des misères il y en a partout, certaines plus parlantes que d'autres et ce ne sont pas toujours les plus médiatisées qui sont les plus à plaindre...
    Bonnes chance sur le sujet anyway, ma distance avec le contexte me limite sur la capacité à y prendre de la hauteur et comme je disais, faites un tour dans ma banlieu à moi et venez y voir s'il y a autant de misères et de désaroi que Ben en décrit de la sienne, mois je m'y plait en tout cas (non pas dans la misère... dans ma banlieu à moi) et vous y êtes tous invité à l'occasion de vos prochains séjours au Nnam!!

    Dominique

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  3. Pour ce qui est de Dominique je prends acte de ce que vous n'êtes pas en France et êtes étranger aux problématiques d'ici. Ce qui explique le fond et la forme des commentaires que vous faîtes.

    Plus sérieusement pour ce qui est du premier posteur, Gaston, la démarche est celle des gentils politiciens occidentaux : ignorer l'essentiel, contourner le coeur de l'exposé, s'accrocher à des élements de détails, philosopher sur la périphérie, se mettre volontairement hors contexte et entraîner la reflexion avec.

    Pour sa gouverne, Mademoiselle Fadela Amara, ministre Sarkozyste entend communiquer en grande pompe début janvier 2008 sur un projet "gigantesque" nommé "Plan Banlieue". Il ne me semble pas que celui-ci soit destiné à sortir Neuilly de son mal être.

    Pour être simple, le vocable Banlieue en France fait référence aux cités, celles occupées majoritairement par les populations immigrées ou descendant d'immigrés Africains.

    C'est sous cet angle qu'il en est fait usage dans mon message.

    Ca semblait pourtant si évident...

    Maintenant ce préalable levé, je vous invite à relire mon post. Il recèle malheureusement bien de subtilités et de propositions qui pour l'instant semblent inaccessibles.

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  4. Ben,

    " Les banlieues posent problème en France, à hauteur du mal être conceptualisé que ceux qui y vivent ressentent à juste titre. "

    Face à ta réponse du 18 decembre 2007, la première phrase dit d'elle même. Les banlieues ne posent pas problèmes mais une minorité de territoires à la périphérie de Paris.

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  5. JE NE COMPRENDS PAS LES REACTIONS DES GENS QUI BRULENT LES VOITURES . JE NE PENSE QUE SI UN ETRANGER BRULAIT UNE VOITURES DANS LES PAYS DES REVOLTES SOUVENT D'origine arabe ou noir ca leur ferait plaisir. ces actes nE RESOUDRONT PAS LES PB DES BANLIEUES.

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