mardi 30 décembre 2008

Mention bien à John Kufuor

ça fait partie des évènements qu’on entendra peu dans la presse occidentale. Celle-ci comme chacun le sait a horreur des faits d’actualités qui ne collent pas avec l’image de brutes, de sauvages qu’elle se tue avec un certain succès de donner de l’Afrique.

C’est par « hasard » j’ai découvert que des élections présidentielles avaient cours au Ghana. Que le sortant John Kufuor au terme de deux mandats et comme l’y contraint la constitution, n’a pas choisi d’engager l’épreuve de résistance, il a dignement opté, sans bruit, ni trompette, ni vacherie de passer la main en veillant que ceci se fît au mieux.

Par cet acte fort, empreint de sobriété, Monsieur Kufuor a traduit dans l’action ce que l’humain africain a d’ancrer en lui et qui se devrait de s’exprimer si n’eut été l’incroyable propension qu’ont certains à conspirer, maintenir sous l’éteignoir cette force intrinsèque qu’ils redoutent on se sait trop pourquoi.

Merci, monsieur Kufuor pour cet acte d’honneur rare qui vous honore. Ca n’est jamais facile de délibérément accepter d’abandonner l’ivresse du pouvoir parce que deux lignes d’un livre de droit (pompeusement appelé constitution) écrit par des humains « moins inspirés » le disposent. Et ce y compris dans ce que l’on présente comme de vielles démocraties.

Les temps changent, l’Afrique aussi qui plus que tout autre continent a une grande marge d’actions et de manœuvre qui ne saurait souffrir trop longtemps de ne pouvoir s’étaler.

L’exemple Kufuor fait partie des très bons premiers pas. Il en appelle d’autres.

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