mercredi 30 juin 2010

Affaire Bettencourt : Eric Woerth en sait-il plus qu'il n'en dit ?

Bien évidemment que oui.

Il est impensable qu’un ministre de la république, pas né de la dernière pluie, homme politique rompu, fréquentant de nombreuses chapelles tant publiques, privées que sécrètes et dont l’épouse est au service de la première fortune de France, donc par définition au courant d’un bon paquet de choses avouables et non avouables ; il est parfaitement et proprement impensable que Monsieur Woerth ne soit pas au parfum de quasiment tout ce qui se fait de bien et de pas bien autour de cette milliardaire fort généreuse à la lucidité éprouvée par le poids du temps qui passe.

Donc OUI Eric Woerth en sait et en savait beaucoup sur la première contribuable physique de France. Ca est une évidence.

Qu’on cesse de se foutre de la naïveté des citoyens. Qu’on mette un terme à cette piteuse comédie mensongère qui donne une image fort détestable de la classe politique française.

Que vaut la carrière d’un homme fût-il de talent, au respect, et à l’estime public que devrait véhiculées les institutions qu’ils sont censées servir.

Eric doit tirer sa révérence, ses supérieurs devraient l’y inciter et lui faciliter la sortie.

mardi 13 avril 2010

Wade : Touché par la grâce

Paris, le 13 avril 2010

Finalement il y’a un côté sympathique dans ce personnage d’Abdoulaye Wade président du Sénégal.

On le sait habité par ce quelque chose qui l’amène à sortir des sentiers battus, à sortir des conventions oppressantes.

C’est à son honneur - vu son âge - qu’il soit en constante cogitation, qu’il ne se fatigue de remuer ses méninges, de jouer aux chercheurs et solutionneurs de problèmes.

Préférons de loin ceux qui essayent des choses quitte à se tromper à ceux qui les construisent dans leur imaginaire sans jamais initier un début de réalisation à ce qu’ils cogitent de peur de ne pouvoir satisfaire tout le monde. L’un est acteur force de progrès, l’autre est contemplateur d’un monde qui change.

Je préfère celui qui ose à celui rêve d’un monde inaccessible, s’en contente et se complaît dans la critique facile des œuvres de ceux qui se jettent à l’eau.

Wade, en déclarant de façon intempestive, martiale, ostentatoire, rétablir de suite la pleine souveraineté de l’Etat Sénégalais sur les concessions faites à l’armée française dans le cadre d’accords de défense a posé un acte de zèle osé devant ses pairs Africains, toutes choses qui en d’autres temps lui auraient valu d’avoir à subir dès le lendemain un coup de force militaire téléguidé. A moins que cette option - non abandonnée - ne soit que question de temps.

Immunisé par son âge, sa bravoure, son caractère « grande gueule », sa longévité politique, sa science, ses talents, WADE s’est octroyé le nirvana politique : l’état de grâce envié de l’homme politique qui n’a plus peur des mots.

Soyons donc admiratifs de ceux qui tel WADE via son monument de la renaissance africaine ont des rêves de grandeur et les mettent en exécution à ceux qui bourrés d’argent public facile ne savent quoi en faire dans un environnement où tout est à bâtir.

Wade par ses actions fortes, ses coups d’éclat, a définitivement gagné mon estime (il n’en a que faire). Assurément qu’une place de choix lui sera réservée au panthéon des grands Hommes de notre continent pour avoir endossé le costume de bâtisseur visionnaire à celui de riche-imbécile dans lequel beaucoup se s'engraissent.

Vivement que son audace fasse des émules.

mercredi 7 avril 2010

Afrique du sud : Retour de bâton

Ceux qui en occident ont mené campagne contre Thabo Mbeki le trouvant trop libéral, trop intello, voyant plutôt en un populiste, polygame accompli, nommé Zuma Jacob, cet homme qui ferait la différence, celui par qui l’Afrique du sud deviendrait enfin une vraie puissance réconciliée avec elle-même; doivent s’essayer à faire profil bas, à prier pour pas que l’on se souvienne de ce qu’ils ont initié il y’a peu de temps pour faire accepter à leur opinion le fait que l’un était préférable à l’autre.

Heureusement pour eux que plus personne ne s’en souvient, notre bug mémoriel étant passé par là.

Peu de gens ont connaissance de cette belle campagne de relooking extrême qu’a eu à bénéficier sieur Zuma Jacob et dont l’objectif était d’avaliser le coup de force peu démocratique que ce dernier a monté en vue d’évincer THABO MBEKI, un authentique démocrate, grand homme de conviction, bourreau du travail, homme d’honneur et intègre et ce pour pas que sa probité, son panafricanisme ne deviennent contagieux auprès d’autres leaders africains en mal de "grand-frère" à l’exemple de Kagamé, Gbagbo et suprême surprise... Abdoulaye Wade.

La presse occidentale aux mains de puissants lobbys aura réussi le tour de force de rendre acceptable aux yeux de l'opinion Jacob ZUMA, ce polygame brouillon au passé sulfureux, prototype idéal de ce que le modèle occidental trouve de plus odieux en l'humain.

Nul besoin donc d’avoir fait Harvard, Princeton, Cambridge, Yale pour anticiper sur la somme d’ennuis et de régression que par incompétence, bouffonnerie ce « gang » de « barbares jouisseurs » infligeront à la nation arc-en ciel promise il y'a peu à un bel avenir sous la conduite prudente et assurée de THABO MBEKI.

Le chef des jeunesses Zumariennes a il y’a peu défrayé la chronique en remettant au goût du jour une vielle chanson des pires moments de l’apartheid appelant ni plus ni moins à tuer les boers, les fermiers blancs sans avoir à endurer le moindre rappel à l'ordre.

La réponse subliminale ne s’est pas faite attendre : Eugène Terre Blanche (une bonne brute pour qui je n’ai aucune sympathie), chef d’un parti nazi est assassiné. Ses partisans promettant à hue et à dia vengeance. De l’animation en perspective au pays de Jacob Zuma. Vivement qu’ils attendent au moins que cette première coupe du monde de football en terre Africaine arrachée de haute lutte par le gouvernement THABO MBEKI se termine, ensuite libres à eux de s'adonner à leurs jeux de massacres avant que la providence ne vienne à la rescousse de ce pays que des petits malins veulent détourner de l'hinterland africain.

Les apprentis sorciers ici en occident qui ont œuvré à rendre acceptable le sieur Zuma Jacob sont indiscutablement comptables, co-responsables des dérives, nuisances, régressions, crimes imputables à ce régime. Ils en sont conscients, et s’en foutent royal. L’opacité de leur mode de fonctionnement rendant indétectable au commun des mortels la chaîne de "commandement". Ni vu, ni pris. Le crime parfait.

mercredi 24 mars 2010

L’un triomphe, l’autre s’effondre

Paris, le 24 mars 2010

On le sait maintenant, l’éxercice de la fonction présidentielle s’avère plus compliquée, moins fun, plus classique pour Sarkozy qui s’était voulu hyper actif, au dessus de la mêlée, efficace, irréprochable, bref un modèle à figurer dans les livres d’histoire et les manuels de sciences politiques.

Sous peu de temps, beaucoup à force de se ressasser ses maladresses et le désintérêt que suscitera dans l’opinion la moindre de ses initiatives se surprendront à éprouver de la pitié pour cet homme somme toute doté de talents à qui aura manqué de l’étoffe qui sied à la fonction, et qui aura pris les rênes du pouvoir peu avant qu’une denrée rare, un phénomène (Barack Obama) ne fasse irruption sur la scène mondiale à la tête de la première puissance, et par sa classe, son talent n’étale au grand jour les failles et limites de l’agitation de l’autre.

Il y’a peu de temps, suite à la victoire dans l’Etat du Massachussetts du sénateur républicain Brown, le président Français Nicolas Sarkozy s’était vanté publiquement de son style à lui qui donnait des résultats et plaisaient aux électeurs (les municiaples ayant été un succès pour l’UMP) contrairement à celui de son ami le « pauvre » (dixit) OBAMA jugé « naïf », sous-entendu inefficace.

La suprême débâcle infligée dimanche dernier lors des régionales à l’un au même moment où l’autre faisait passer la réforme emblématique et historique de la santé aux USA est un pied de nez, un signe du destin qui ne trompe pas et en dit long sur la stature de l’un et celle de l’autre, sur le style de l’un et celui de l’autre. Ce croisement d’évènements étale les talents très exceptionnels de l’un et achève de convaincre sur l’inexpérience, l’impréparation, la confusion des genres de l’autre.

Diriger un Etat n’est pas un jeu. OBAMA nous le démontre avec art et talents. Pour le bien de la France, Sarkozy gagnerait à s’en inspirer.

L’adage dit « on ne se refait pas ». Sait-on jamais ?

jeudi 4 mars 2010

Ali Bongo marque des points

Paris, le 04 mars 2009.

Les nouvelles qui nous parviennent du Gabon laissent entendre que des chosent bougent dans ce pays dans le bon sens : zeste de rigueur, place à la réflexion à l’intelligence, prise de conscience de la pauvreté structurelle, intellectuelle et pécuniaire de la quasi-totalité de la population et de ce qu’il faille opérer des travaux titanesques pour sauver ce pays riche en ressources naturelles, pauvre en hommes, en imagination en créativité.

On a au début pensé que rien de bon ne sortirait du moule du parti au pouvoir pas avant une éternité, que le nouveau président, Ali Bongo, qui ne se vante pas trop souvent de sa filiation n’aurait d’autres choix que de gérer dans la continuité l’héritage de son défunt papa.

Vu la cohorte de barons locaux, rendus intouchables par tant d’années de vie paisible à tisser leur toile, à se construire leur pré-carré et à s’en approprier sous le regard bienveillant du maître des lieux, on a vite fait de penser vu le contexte « mexicain » que le fiston ne pourrait se prévaloir de la légimité et de l'autorité nécessaires pour « mettre au pas » la maison Gabon.

Il semblerait – miracle des cieux – que les choses s’y passent différemment de ce que nous avions anticipé. Les reformes, les bouleversements, l’audace qu’ose Ali Bongo dans un environnement désespérant tel le sien est à saluer, à encourager et à souhaiter que ça dure et qu’il aille plus loin dans le bon sens.

Ali Bongo fait donc partie des bonnes surprises (elles sont peu nombreuses) de l’année écoulée et s’offre une place dans la short-list des personnalités émergentes à scruter au quotidien. Comment s’y prendre ? En créant une fiche via un éditeur de texte ou tout autre utilitaire servant à la prise de notes et en l'alimentant au jour le jour des évènements pouvant avoir un lien direct ou indirect avec la personne « scrutée ».

N’attendez toujours pas que d’autres le fassent pour vous.

mardi 23 février 2010

2012 : Vite une fact-check à la française

Bientôt 2012, temps d’élections, saison propice aux élucubrations, mensonges et approximations sans conséquences fâcheuses pour leurs auteurs.

Ça fait longtemps que les politiques tirant profit de cette faille (bug) de notre mémoire à vite oublier, à ne pas trop longtemps s’encombrer l’esprit des faits qui "remontent", ont développé cette tranquille assurance de celui qui sait que seul compte le résultat quitte à prendre des libertés avec la réalité des faits. L’essentiel consistant à être cru, fût-ce sur des futilités, le temps que durent les élections.

Le faux, le vrai, le vraisemblable font partie de la panoplie du politicien post-moderne. Pourquoi diantre devrait-on donc se refuser à dire aux humains ce qu’ils aimeraient entendre parce que soit-disant nos promesses ne tiendraient pas la route et que le respect dû à la vérité nous l'interdirait ?

Les nouveaux politiciens se sont libérés de cette obligation de rationalité, de droiture, de sérieux. Le plus important le temps d’une élection étant de réussir à placer le maximum de paroles qui fassent « sens » au niveau de l'électeur. Peu importe qu’il se rende compte de la duperie des mois plus tard. Un peu de patience, encore deux petits mois et il n’en aura plus que de vagues souvenirs et aura retrouvé (Dieu merci) cette virginité d'esprit prêt à ingurgiter de nouveaux messages, à les digérer et à en re-ingurgiter.

Pour pas que ce cercle vicieux ne se reproduise sans cesse pour ce qui est des futures élections en France, il est vivement souhaitable que les citoyens et autres mouvements associatifs se saisissent de l’affaire et mettent sur pied une sorte de wikipédia des mensonges et approximations politiciennes, question de monitorer les faits et gestes de ceux qui sollicitent nos suffrages, de démonter les affirmations grossières à l’exemple du célèbre site factcheck qui aura grandement contribué lors de la campagne USA à faire en sorte que les mensonges d’où qu’elles viennent ne prospèrent, permettant ainsi à un très grand homme de droiture d’être aujourd’hui là où on ne l'y attendait pas : Président des États-Unis d’Amérique.

La France devrait suivre le mouvement. 2012 c’est bientôt.

vendredi 19 février 2010

Afrique : Un mal plus profond

J’ai séjourné près de 50 jours en Afrique en 2009.

J’y ai pris du temps à observer, endurer le milieu, à lire dans le regard de l'autre, à endosser leurs préoccupations, leurs rêves, leurs difficultés, leur innocence, leur ignorance.

On en sort perturbé, bouleversé, changé. C’est ce qui explique ce long silence je me suis imposé conséquence de la mise en évidence d’une réalité plus subtile, d’un mal plus ancré qui à lui seul pourrait suffire à expliquer l’essentiel des difficultés du continent, à justifier cette impression beaucoup ont de ce que plus le temps passe plus les choses y vont de mal en pire.

Suis encore en phase de maturation, d’écrémage des observations, impressions et construction des conclusions qui en découleront.

L’une des grosses faiblesses de l’Afrique c’est cette mal-éducation rampante adossée à une extrême pauvreté et à des conditions d’existence aléatoires qui font que quand bien même nous aurions un Barack Obama à la tête d’un de nos Etats, il se trouverait un grand nombre de cyniques individus qui par appât du gain, égocentrisme, bêtise, stupidité trouveront de la ressource dans le bataillon renouvelé d’incultes affamés dans l’accomplissement de leurs basses œuvres.

Le mal de l’Afrique, c’est avant tout, celui de l’éducation, l'absence de sens civique, la perte du sens de l’honneur, de l'esprit de partage; le triomphe de la culture du chacun pour soi, de la culture de survie.

C’est ce qui explique qu’un bouffon affiché, polygame assumé, un brin bagarreur, passablement illettré soit préféré à un homme de valeur et de convictions à l’instar de THABO MBEKI.

C’est aussi ce qui explique qu’il se trouve des individus supposés dotés de raison pour prendre la défense du président d’une institution (la CEI ivoirienne) censée faire preuve d’impartialité et pris en flagrant délit d’actes malicieux avoués incompatibles avec la hauteur de la mission dont il assume la charge.

Pour rien au monde je ne prendrai publiquement la défense de quiconque fût-il mon père, mon frère, ma sœur coupable d’actes délictueux condamnables. Ma nature, mon indépendance me l’interdisent. Je m’efforcerai certainement à lui rendre la « suite » agréable, à veiller à son bien être, mais jamais je n’aurai à cautionner des actes j’aurai vivement dénoncé s’ils avaient été posés par quelqu’un qui ne soit des miens.

Il s’agit d’une question d’indépendance, de dignité d’éthique à remettre au goût du jour.

On a eu tort d’en faire des qualités et valeurs intrinsèques à l’homme Africain. Va falloir se rendre à l’évidence que le compte n’y est pas. Il va falloir du temps de l’imagination des luttes pour venir à bout de ces nombreux challenges l’Afrique se doit de relever comme tous les autres peuples l’ont fait longtemps avant elle. Y’a pas de raison qu’elle n’en fasse exception et que les choses lui soient facilitées là où d’autres ont eu et bien fait de livrer bataille.

Il y’a encore moins d’un an je faisais montre d’un trop plein d’optimisme par rapport à la possibilité d’un rapide retour des choses à la normale. Il semble que le contexte demande que l’on fasse encore plus montre de créativité, de combativité et d’anticipation : Les dégâts collatéraux du post-colonialisme intrusif, subtil et oppressif s’avérant terriblement beaucoup plus importants et destructeurs que les 1,2,3,4,5,6,7…500 ans d’esclavage transatlantique.

Ce qui est entrain de foutre le camp en Afrique c’est notre identité, nos repères. Heureusement que dans certains coins du continenet des lueurs d’espoir scintillent. Rien n’étant immuable y compris les cas les plus désespérés, mettons nous au travail pour hâter ce qui de bien devrait arriver.

mercredi 17 février 2010

BHL et la connerie philosophique du siècle

Paris, le 17 février 2010

BHL pour Bernard Henri Lévy c’est un nom qui fait partie de ceux là, dont à force de les subir, ont finit par s’inscruster dans notre moi, sans qu’on ait pris la peine de savoir si nous les acceptions ou pas.

BHL fait partie de la caste de ces privilégiés que notre société post-moderne a érigé en icône du savoir, en ayatollah de la raison de la vérité.

Les médias opium-isants se faisant fort de faire passer auprès du bataillon d'ados - nourris à la culture fastfood - ses approximations pour code de bonne conduite, vérités immuables à célébrer parce que issues de l’imagination providentielle d’un de nos esprits les plus brillants.

De nature hyper méfiant à l’égard de ceux que la presse célèbre sans retenue, la moindre des lucidités fut pour moi d'avoir eu à adopter cette posture consistant à ignorer royalement la quasi-totalité des productions du sieur BHL qu’elles fussent écrites, orales ou audio-visuelles. La preuve que l’on peut (et devrait) vivre sans et mieux se porter. La réciproque étant toute aussi vraie : BHL n’a pas besoin de nous pour vendre ses lumières. Le monde comptant tellement d’individus et d’illétrés qu’il est accessible à qui sait se présenter et parler aux « humains » de faire facilement fortune.

On a très souvent et aisément pu convaincre la cohorte de fans que ceux qui doutaient des talents du génie BHL n’étaient que de vilains individus, jaloux, rétrogrades à l’esprit tordu.

Le dernier mot revenant à celui qui a emprise sur les médias, donc à BHL, tout semblait si bien huilé que beaucoup s’en était laissé convaincre que la petite science de l’homme finirait par coups de butoirs médiatiques par prendre racine au sein de la nouvelle intelligentsia et cohabiter dans leurs esprits d’avec celles plus glorieuses de ses prédécesseurs qui ont contribué à façonner notre monde.

Ce qui devait arriver arriva : inattendu, énormissime, incroyable, invraisemblable, maladroit, ridicule, abracadabrantesque.

BHL, lumière auto-proclamée du 21è siècle, dans ce qui est annoncé comme étant le couronnement de sa carrière, citer des passages d’un ouvrage « fictif », œuvre d’un brillant philosophe (Jean Baptiste BOTUL) n’ayant tout simplement jamais existé. On se pince pour s’assurer que ça n’est pas vrai, que tout ça n’est qu’un mauvais rêve, qu’il n’est tout simplement pas possible qu’une énormité pareille puisse passer à travers les mailles de la jugeotte la plus élémentaire pour qui veut être pris au sérieux. C'est gros, c'est incroyable, mais c'est vrai. C'est arrivé par la grâce de notre BHL national.

Ca est une belle illustration de la société de l’éphémère, du verbe creux, de la façade stérile qu’on nous construit avec pour médias comme socle.

Petite suggestion pour conclure : ça serait pas une mauvaise idée que des esprits imaginatifs produisent des supports/gadgets communicationnels, question que l’on s’en souvienne de temps à autre et que par temps de grisaille l'on puisse disposer à portée de main et du regard de quoi vous rafraîchir l’esprit et vous faire pouffer de rire à la demande tellement la référence botulique est énormissime, impressionnante.

lundi 15 février 2010

Bientôt... 2012

Paris, le 15 février 2010

Les choses ne seraient pas comme avant si le commun des mortels pouvait s’offrir le luxe de fonctionner avec un agenda, de se demander jour après jour de quoi demain sera fait, ce que nous réserve l'actualité, la vie, dans un mois, six mois, 1 an, 10 ans ou plus.

Se projeter dans le temps est à portée de tous.

Malheureusement seuls ceux qui ont de l’ambition, donc ceux d'entre nous qui s’en sortent le mieux se livrent à cette belle gymnastique intellectuelle fort gratifiante.

2012 sera l’année de la présidentielle en France.

Il est acquis comme certain et évident que dans les cercles restreints du parti au pouvoir, on a commencé à imaginer, jauger et peaufiner les voies, moyens et stratégies qui feront que la différence se fasse dans l’urne malgré les casseroles, on a commencé à "tester" des "trucs" qui contribueront à brouiller nos certitudes par un matraquage intelligent tous azimuts mêlant distractions, angoisse, semi-vérités, mensonges et approximations farfelues.

L’électeur lambda, livré à lui-même, ne saura se retrouver, n’arrivera pas à faire la part des choses et donc votera sur la base de ce qui se raconte à l’instant et non de toutes ces choses "énormes" qu’il lui a été donné d’observer, d’endurer et dont il s’était promis de s’en souvenir au moment du vote. Un peu trop vite. C'était sans compter avec la magie du temps.

Il y'a un temps pour toutes choses, il est temps que la vertu, la vérité prenne le pas sur la cupidité, le vice. Le travail de contre-attaque devrait lui aussi commencer dès maintenant si ça n'est encore le cas. Pour être efficace, il se doit d’être participatif, citoyen et imaginatif.

Faudra bien qu’un jour on arrête de prendre à l’ère du numérique des citoyens pour des abrutis récidivistes parce que tirant profit de ce bug de notre mémoire consistant à vivre à l’instant, à absoudre le passé y compris quand celui-ci engage notre propre avenir.

La présidentielle 2012 marquera-t-elle une rupture ?

C'est maintenant elle se prépare. C'est aujourd'hui que demain se façonne.

dimanche 11 octobre 2009

Le Nobel s'offre à OBAMA

Paris le 10 octobre 2009

Barack Obama prix Nobel de la paix 2009, y'a pas de quoi sauter de joie. Quand on imagine que figurent parmi ceux qui l'ont reçu par le passé de "personnalités" politiques dont la sphère d'influence se limitaient à leurs villages.

Le mérite des membres du comité c'est d'avoir consacré Barack Obama très vite sur la base de la foi en ses qualités intrinsèques. C'eût été presque une insulte d'avoir à attendre qu'il fasse ce qu'il aura à faire pour les US et l'humanité avant de le lui conférer, un peu comme s'il était encore permis de douter de sa stature, de sa spécificité, de ce qu'il est.

Obama on l'a dit, procède comme peu d'hommes politiques. Il est humain et aborde les sujets avec cœur, raison, compassion, écoute et surtout... en Homme libre, libéré de la tutelle de ces nombreux lobby militaro-politico-industriels qui auront oeuvré et réussit à faire de nos hommes d'État des pantins, des opportunistes cyniques et rusés qui disent ce qu'ils ne pensent et pensent ce qu'ils ne disent.

La démarche particulière d'Obama, son approche amène beaucoup de personnes à s'interroger sur les sens, la liberté, la solidarité, les valeurs, la vie ensemble... d'où qu'on vienne, qui que nous soyions. Ce qu'il fait aujourd'hui est en parfait adéquation avec son histoire, avec ce qu'il a eu à faire lorsque jeune diplomé d'une prestigieuse université il aura préféré consacrer son talent à porter assistance à l'autre.

Obama tient un langage que l'on croyait réservé aux saints. Obama d'une certaine façon re-écrit le bréviaire oublié de ce que doit être un homme publique. Cette posture unique et accessible sans gros efforts est de celle qui vous change une société parce que adossée sur des choses simples, des pratiques ancrées en nous que nous nous surprenons à redécouvrir et qui nous procurent un plaisir et une assurance immédiats que nous pensions hors de portée.

Tout le mérite est aux membres du comité Nobel de l'avoir décelé et d'avoir compris que la personnalité, l'aura de cet Obama transcende les récompenses et qu'il faille la lui donner de suite au moment ou on s'y attend le moins, avant que son génie surpassant de loin tous les autres ne rendent ridicules une distinction a posteriori qui le mettrait dans le même panier que certains lauréats dont le plombier polonais Lech Walesa.

Obama, please, oublie le Nobel, reconcentre-toi sur ton job. Ce que tu fais et feras est assurément bon, parce que t'es quelqu'un de bien. Tu ne forces pas ton talent et ca se voit. Transcende l'émotion que peut susciter le Nobel, remets-toi de ce moment de célébration de tes talents, et fais ce que tu as à faire...

Comme le dit si bien une pub de chez toi : just do it !!!