jeudi 31 janvier 2008

Quand la pub devient agaçante

Il est loin ce temps où les publicistes se creusaient la tête pour trouver le juste mot, la belle image, le son qui tue qui accroche, qui fait que vous n'ayiez pour seule envie que de vous offrir ce dont vous vante et vous matraque "cette sacrément belle Pub".

Le temps a coulé, les temps ont changé, les monopoles se sont installés, la concurrence a foutu le camp, laissant libre cours à la pub de faire dans du militantisme.

Au vu de ce que nous consommons de publicité, on a l'impression que le produit à promouvoir n'est plus la préoccupation de ces fils de pub, qu'ils (les publicitaires)sont pour l'essentiel mûs par une même obsession : vehiculer, inscruter dans la mémoire collective l'idéologie de la rose, qui pourrait se résumer en la pré-imminence du feminin sur le masculin, au culte des pratiques, tendances et tentations homosexuelles.

La majorité silencieuse observe cette malice publiciste avec un brin d'amusement et une bose dose d'agacement.

Les positions de monopole étant solidement ancrées et assurées, la concurrence inexistante, le publicitaire s'imagine désormais tout permis. Il se croit possesseur d'un droit de stupidité sans conséquences, persuadé que le consommateur mécontent n'aura pour seul choix qu'acheter ce produit dont il n'a que dégoût pour sa pub, faute d'alternatifs.

On en est là, d'un côté des millions de gens frustrés parceque ayant l'impression d'être pris pour des petits cons du fait de l'absence de cette composante qui faisait d'un achat un acte d'adhésion; de l'autre côté, la confrérie des industriels qui associée à celle des faiseurs de pub se croient absoudre du devoir de plaire, se croient investis du devoir de vendre de la malice idéologique sans sommation et en toute impunité.

Chaque chose heureusement a une fin.

Ma conviction est que dans un proche avenir, des initiatives seront menées afin que l'équilibre des humeurs, des choix, des valeurs, des pensées soit restauré et clamé. Des gens se feront des sous parcequ'ils auront porté des projets commerciaux à succès pour dire non à cette folie de la suffisance qui semlble s'être emparée des fils de pub et ceux qui les rémunèrent.

A bon entendeur...

jeudi 24 janvier 2008

Côte d'Ivoire : La cérise qui masque le gateau

Petit retour sur un fait d'actualité dont on n'a pas assez parlé : Le budget de la Côte d'Ivoire.

Pour l'année 2008, il s'établit à 2129 milliards de FCFA, un record.

Les recettes internes s'établissent à 1743 millirads, soit 82% du budget, l'aide dite internationale attendue s'élève elle à 386 milliards de FCFA, soit 18% du budget.

La Côte d'Ivoire a par le passé démontré sous la houlette de son président et du très excellent Bohoun Bouabré son ministre des finances d'alors qu'elle pouvait et ce en pleine crise et sous embargo se passer de l'aide internationale sans faillir à ses missions régaliennes : Défense de la Nation, Paie des agents publics, dépenses d'infrastructure. Un exploit sans précédent dans l'histoire de l'humanité.

La fantastique communication déployée par ceux de la communauté internationale qui apporteront à compte goutte cette petite pécule fera que dans l'imaginaire de beaucoup, ça sera grâce à elle que des choses interressantes auront été initiées en Côte d'Ivoire : construction des écoles, des ponts, autoroutes et hopitaux, fournitures en medicaments; passant par pertes et oublis les 1743 milliards de FCFA de recettes internes qui constituent l'essentiel du budget et qui suffiraient à la réalisation des besoins fondamentaux de l'Etat Ivoirien.

Rajouté à cette propagande sur l'aide le fait que ceux qui la fournissent se croiront investis et revendiqueront avec hélas succès un droit de premption, d'affectation et de décision sur la totalité des ressources et des orientations économiques de la Côte d'Ivoire... on a eu idée de la caricature, de ce cheval de troie pour naïfs qu'est l'aide internationale et qui rappelle à bien des égards la parole réligieuse faisant corps avec le colonisateur.

La crise en Côte d'Ivoire nous aura appris bien des choses et pour beaucoup bouleversée nos destinées, nous convaincre qu'il était temps de se lever et agir pour notre continent. Nous y en sommes.

La cérise ne fait pas le gâteau, des fois on gagnerait à s'en passer.

lundi 21 janvier 2008

Offrons-nous des observatoires

L'homme est ainsi fait : avec le temps trop de choses s'oublient, s'éffacent. Le doute s'invite là où il y'a peu conviction et certitude prédominaient.

L'Homme est - on se devrait de le répéter - essentiellemnt imparfait. L'une de ses faiblesses (les politiques diront qualités) c'est de passer par pertes et profits par la magie du temps et de l'actualité, des actes, promesses, engagements, obligations qu'il lui a été donné de subir, d'observer, d'exercer, d'avoir à honorer.

Tous ceux qui font les évènements, orientent les vies et les destinées le savent bien : La mémoire humaine des faits est défaillante. Pourquoi donc se priver de miroiter l'impossible si grâce au temps personne ne nous en tiendra rigueur. Le temps ayant ce pouvoir de générer de faits nouveaux, d'installer l'incertitude, l'oubli sur ce dont nous pensions impossible à pardonner, difficile à oublier.

Il importe - même si l'oubli, le recul est necessaire dans certaines situations et à certaines conditions - d'avoir à disposer d'une base, d'un historique des faits autre que ceux que nous procure gracieusement notre très faillible mémoire.

Une manière peu coûteuse et simple de coller aux promesses, de scruter les faits et gestes de ceux qui font l'actualité, regentent les vies, fabriquent des scénarios pas toujours des plus joyeux, c'est de pouvoir consigner au jour le jour ces élements d'observations qui nous permettront de revisiter l'histoire, le passé avec rigueur et de solides pièces à conviction.

L'Africa Intellignce Group disions-nous, a pour vocation entre autres de scruter le monde et agir pour un mieux être en Afrique. Les postes d'observation communautaires des faits, actes, déclarations, promesses, propositions, annonces, écrits, publications, par leur multiplication et leur spécialisation constitueront l'un des nombreux pilliers de l'AIG.

L'action primant sur la parole et le spectacle, ça n'est pas trahir un secret que d'annoncer que l'un des tout premiers observatoires que compte lancer l'Africa Intelligence Group sera celui destiné à scanner le traitement de l'information relatif à l'Afrique et aux Africains au sein des médias occidentaux et certains de leurs dérivés basés en Afrique.

L'Observatoire Panafricain des Médias il ne m'est pas permis d'en douter contribuera de façon quasi-certaine à bousculer les rapports de force dans ce domaine stratégique qu'est l'orientation des destinées collectives au travers de la maîtrise et la corruption de l'information. Nous n'y en sommes pas encore, mais sommes quasi-certains que les choses sous peu de semaines ne se passeront plus comme avant parceque les citoyens auront par leur implication, leur mobilisation, constitué cette force necessaire qui suffit à faire barrage à des constructions que l'on pensait inébranlables, infaillibles.

Chacun dans son coin doit faire sien la nécessité de faire bouger les choses. C'est par des petites initiatives parfois désordonnées qu'on arrive à faire de grandes choses. Faut pas avoir peur d'oser, faut pas attendre d'avoir des millions d'Euros pour rêver l'impossible. L'argent ne fait pas les idées. Le 21è siècle sera aussi celui du partage des convictions, des initiatives.

Les observatoires, ça peut rapporter gros dans la compréhension des enjeux du monde, dans la lecture des faits et dans la construction des réponses adéquates aux problèmes qui sont ceux de ce grand, fabuleux et beau continent qu'est l'Afrique, mon Afrique, notre Afrique.

Aucune contribution ne sera de trop.

Faîtes passer le message.

mercredi 16 janvier 2008

Rendez-vous en 2012

Un premier ministre confiné au silence et à l'inaction, une ministre des finances amorphe, timorée, amateur de boutades cocasses à répétition(l'essence chère, et bien, faîtes du vélo), un télé-président aussi omni-présent qu'incompétent et non moins gaffeur, une ministre de la justice droite dans ses bottes de chez Dior, amatrice arriviste de luxe débridé, des ministres qui n'en ont pas l'air, croc-enjambistes confirmés, donnant l'impression d'apprendre le métier sur le tas... vu de l'extérieur le sacré casting qui tient lieu d'exécutif en France semble sorti de l'imaginaire d'un comédien Belge déluré : un incroyable et inattendu cocktail de maladresse saupoudré de soufre et d'indécence au plus haut niveau.

La France Sarkozy, c'est le summun de l'amateurisme et du ridicule au pouvoir. Plus aucun dirigeant ne semble devoir prendre au sérieux l'exécutif Français. Le safari Khadafi en étant un bel exemple.

La mystique qui entourait la fonction présidentielle - rendons grâce à l'apôtre de la rupture - a définitivement sauté.

Plus personne ne sera persuadée que diriger la France est quelque chose de compliqué. Si Sarkozy le fait, et à voir la façon les affaires de l'Etat sont malmenées, beaucoup à juste titre sont en droit de s'estimer pouvoir faire mille fois mieux. La présidence Sarkozy inspire des ambitions.

Parceque assuré de pouvoir apporter beaucoup plus et mieux à la France que le président actuel, je ne cache pas être tenté de postuler... à la présidence de la république en 2012. L'idée fait son chemin.

La rupture ça aura au moins servi à cela : se rendre compte qu'un secretaire d'Etat, un ministre ou un président c'est pas superman. Pour le cas d'espèce, ils sont pour la quasi-totalité nettement en dessous de la moyenne et par ricochet sources inespérées de vocations concurentielles.

Tout semble accessible, y compris l'Elysée. Pourquoi donc s'en empêcher ? Vivement la prochaine élection présidentielle.

En un mot comme en mille, finis les complexes.

samedi 12 janvier 2008

Qu'on se le dise

Dans un précédent Post je disais devoir initier l'Africa Intelligence Group, ce vaste mouvement de cogitation et d'initiatives pour l'Afrique.

La tendance chez beaucoup des nôtres ayant des projets et des idées à valoriser est de solliciter des subventions et aides auprès des bailleurs de fonds internationaux et autres ONG (FMI, BM, AFD, ACDI, GTZ, COOPE...).

Au jour d'aujourd'hui je n'ai encore fait la demande ni reçu le moindre centime de l'une ou l'autre de ces organisations et m'en rejouis.

Une chose est certaine si ces machins tenaient au bien de ceux qu'ils prétendent vouloir aider, ça se saurait et se verrait.

Pour ce qui me concerne, et parce que je ne suis pas dupe de l'inutilité de ces machines de propagande, je vous prends à temoin que pour rien au monde, je ne solliciterai de fonds d'aucunes de ces organisations et entends faire la démonstration que sans elles, sans leurs sous porte-malheur on a plus de chance de réussir dans ses initiatives qu'avec.

FMI, Banque Mondiale, Agence Française de Coopération, Unesco, Pnud, Fnuap, OMS, Reporters Sans frontières, Medecins du Monde, Ligue des Droits de l'Homme.... : Please, vos sous, pour ce qui me concerne, gardez-les pour vous, Non, Merci, j'en veux pas, j'en ai pas besoin.

Voilà qui est dit !!!

dimanche 6 janvier 2008

Le temps des initiatives

Il y'a un temps pour toute chose. Un temps pour penser, un autre pour discourir et surtout un temps pour agir.

Je compte inscrire ma démarche dans ce cadre. Le temps de l'action est venue. Soyons-y engagés.

L'Afrique est probablement l'un des rares coins où l'on ne se soucie pas trop de ce que l'on sera dans 10, 20, 30, 50 ou 100 ans.

Il est important que nous apprenions à nous transcender, à rêver, à nous dire que le monde n'est pas un grand village fait de gentils et d'innocentes personnes.

Le monde qu'on se le dise est par définition un espace hostile.

Le retard de l'Afrique trouve ses origines dans bien de choses. Le chantier de reconstruction est vaste. Nous en sommes conscients. Il est temps de poser les jalons d'une démarche de conscientisation et de réponse fédératrice aux défis qui sont ceux de notre beau continent.

Pour répondre à l'urgence de disposer d'une plate forme de reflexion et d'actions multiformes, je me propose d'initier et de mettre en route un cadre de concertation stratégique sous l'appelation : Africa Intelligence Group.

L'AIG aura pour missions de scruter le monde, sonder les stratégies, identifier les sources de menace qui pèsent sur notre continent, explorer les possibilités de mise en valeur du fabuleux potentiel Africain, scanner les jeux de nuisance en Afrique, et surtout poser des actes concrets pour que l'Afrique et les Africains s'ouvrent à la maturité, aux lumières, s'approprient leurs vies.

L'Africa Intelligence Group se propose en quelques mots d'aimer et défendre l'Afrique, de reflechir sur l'Afrique, de cerner toutes les menaces qui pèsent sur le devenir des fils et filles de ce continent et - c'est le plus important - initier et donner vie à une multitude de possibilités/actions qui répondent aux attentes d'aujourd'hui et à celles de demain.

L'Afrique chère soeur et cher frère a grand besoin de ton savoir, de tes compétences, de ta disponibilité, de ta générosité.

Donnons un sens autre que manger, festoyer, rêver, pleurer, rire, tourner en rond à nos vies. Soyons solidaires de la détresse et la désespérance entretenues en Afrique.

En un mot soyons dignes de notre beau continent. Pensons, rêvons, agissons pour l'Afrique.

L'Africa Intelligence Group vous tend la main. Qu'en faîtes-vous, Qu'en dîtes-vous ?

Bonne année 2008.

vendredi 4 janvier 2008

Fabulous OBAMA

Qui l'eût cru ?

Barack OBAMA un métis Africain-Americain, 46 ans, né de père Kenyan et de mère blanche, diplômé de Harvard, époux de la distinguée Michelle, belle et raffinée black girl, diplômée elle aussi de Harvard, OBAMA, candidat à la magistrature suprême, propulsé en ce 4è jour de l'an de grace 2008 en tête des postulants à l'investiture démocrate lors des primaires en IOWA, un Etat blanc pur sucre à 95%. Qui l'eût cru !!!

On ne pourra pas dire que ça fut par effet de surprise, la participation record par ces temps de froid des plus déprimants étant au délà de tout ce qu'on aurait pu s'imaginer. La victoire OBAMA est réelle, ancrée, forte, méritée et sans appel. Il l'a eu. Il l'a fait. Remarquable, détonnant, magique, fabuleux, énorme, magistrale.

L'Histoire est en marche aux USA. Ces Américains sont vraiment magiques.

L'Amérique ne finira jamais d'étonner. Toujours en avance de plusieurs générations sur les autres.

Le temps est à l'expectative, on croit rêver. La réalité est là, frappante, belle, forte. OBAMA marque les points, les esprits et son temps; il surprend, séduit, émerveille et apparaît de loin comme le meilleur.

Il donne la fâcheuse impression d'être parfait sur tous les plans : Combinant charisme, sobriété, réussite professionnelle, personnelle, humaine et familiale.

L'Amérique a enfin son idole, un vrai, qui lui ressemble, loin de cette image d' archaïsme, de ce conservatisme ruineux et de cette absence d'inspiration et de vision qui semblait caractériser ses initiatives ces dernières années et dont malheureusement le récent président Français voudrait s'en inspirer avec une certaine dose d'embrouille, d'insolence, d'irresponsabilité et voire d'immaturité.

Cet OBAMA est un miracle des Amériques. Kennedy a marqué le 20è siècle, OBAMA ouvrira et forgera le 21è siècle Américain. On n'en a qu'un tous les 100 ans. L'histoire se fait sous nos yeux, heureux soient donc nous, contemporains, à qui il est donné de vivre ce grand moment de l'histoire d'un grand peuple.

L'Amérique semblait dépassé par le cours du monde, par ce premier acte, elle démontre qu'on doit compter avec elle, qu'elle sait se rattraper, qu'elle sait se surprendre. C'est le propre des grandes nations.

Une étape est franchie. Il en reste d'autres probablement victorieuses. Le chemin sera long et semé bien entendu d'embûches. Cet Homme là semble être construit pour durer, résister aux temps, aux humeurs parceque sûr de son heure.

2008 sera assurément une grande année.

Voilà pourquoi, on ne doit jamais désespérer des hommes.

Qui l'eût cru !!!

Les Américains sont formidables.

Qu'est-ce que je fais dans cette France à Sarkozy décadente et devenue la risée du monde ?

vendredi 21 décembre 2007

Vous avez dit : aide au développement ?

Extenso d'un article publié dans le Canard enchaîné du Mercredi 19 décembre 2007 où il est question de la pitance pompeusement appelée "Aide au développement".

Un autre machin stupide destiné à la Com de masse. Heureusement qu'il en faut de tout pour faire un monde.
Aide au développement ? Des conneries.


Extraits...


Les pays pauvres se serreront un peu plus la ceinture. En 2007, l'aide
versée par la France a été revue à la baisse : moins 605 millions ! Chirac s'était pourtant engagé à consacrer 0.5% du PNB à l'aide au développement. Quand à l'objectif de passer, en 2012, à 0.7% - une promesse de Sarko reprenant les recommandations de l'ONU -, il est repoussé à 2015.

Le projet de loi de finances 2008 confirme d'ailleurs l'entrain tiers-mondiste du gouvernement. En apparence, l'aide grimpe de 931 millions. Mais il s'agit d'une illusion d'optique due à un petit artifice comptable. Dans cette hausse on inclut l'annulation de la dette de deux pays "amis", la Côte d'ivoire et le Congo, un coup d'éponge refusé l'an dernier par le FMI.

Pour gonfler l'enveloppe et respecter une solide tradition, la France continue d'inscrire dans la case "Aide au développement" une foule de dépenses qui n'ont rien à y faire. Citons, en vrac, le coût des maisons de l'Alliance Française, des lycées Français, les frais de scolarité des étudiants issus des pays pauvres et les 442 millions réservés aux réfugiés. Sans compter 655 millions de créances garanties par la Coface, laquelle fait plus dans le business que dans la distribution de sacs de riz. Les contributions à trois fonds de sécurité nucléaires et les subventions versées à Mayotte et Wallis-et-Futuna (351 millions) figurent aussi dans ce budget.

C'était notre rubrique : on additionne les carottes et le manioc.


Le mensonge, l'hypocrisie ne sont pas une fatalité.

Le siècle des lumières ? on y est.

dimanche 16 décembre 2007

Quand la banlieue s'éveillera

Les banlieues posent problème en France, à hauteur du mal être conceptualisé que ceux qui y vivent ressentent à juste titre.

Ceux qui pensent le monde et sont payés pour décoder, provoquer et anticiper sur les évènements sont conscients de ce que des poussées de fièvres en banlieues y'en aura, les contenir dans une démocratie policière ça n'est pas compliqué, ça participe du cours normal des choses et à certains égards sont un mal nécessaire et maîtrisable ; Les casses de voitures, feux de poubelles n'étant pas de nature à influer sur la marche des affaires, le cours des actions.

Pour certains si tel se voulait le choix des politiques on pourrait faire avec la banlieue et les banlieusards pour au moins 100 ans avec comme cérise sur le gateau la possibilité d'en faire un moyen peu coûteux d'instrumentalisation politique à visée electorale. La Gauche sans idées prise pour dindon d'une farce recyclable à l'infini.

La banlieue pour certains tant qu'elle s'exprime par des poussées de fièvre cycliques n'est pas un problème. Au contraire...

C'est ce qui explique qu'aux crises et autres montées d'adrénaline parfois provoquées à dessein l'on oppose la repression policière, des discours de circonstances assortis de promesses de campagne jamais tenues. Donnant ainsi libre cours au temps en l'absence de politique publique, le soin de façonner à l'absurde des générations de talents perdus à jamais, en manque de répères, prédestinés à l'échec, à l'assistanat, la précarité, la marginalité, le mépris républicain.

Tant que pour exprimer leur saine colère, ceux des banlieues croiront faire du tort à la république en s'agitant et usant de coktail de feu dans leur ghetto extra-urbains, leurs actions seront de celles qu'on aura anticipé, ne seront d'aucune nuisance politique et ne déboucheront sur aucune initiatives politiques à hauteur de leurs espérances.

Les problèmes de banlieus sont énormes et réelles, les voies d'expressions sont naturelles et improductives, faut penser et passer à d'autres mécanismes d'expression.

Ce dont le consommateur citoyen et l'acteur politique a besoin c'est de l'éclat, de l'animation intempestive, des actions intelligentes et ennuyeuses, du genre qui ne laisse indifférent et dont on ne peut s'en détourner qu'on le veuille ou pas, parceque au coeur de la cité, près des centres de décision et de communication.

La banlieue c'est un taux de chomage subit de plus de 60%. C'est donc des personnes pour la plupart jeunes, en excellent état physique, sans occupation, libres de suite, disponibles, qui ne risquent pas de se voir priver de salaire parceque n'en disposant pas.

La banlieue réunit donc tout ce dont rêvent des leaders syndicaux pour tenir lors des mouvements sociaux et faire aboutir leurs révendications.

La banlieue doit cesser de ghettoïser, périphériser son mal être. Les populations des banlieues doivent se rendre visibles en dehors de leurs lieues de vie. La Banlieue doit être présente au coeur de la capitale, là où le devenir de la nation se construit, là où bat le coeur de la patrie, là où se font et defont les carrières et les politiques. La banlieue doit exprimer dignement et intelligemment son mal être à... Paris.

La banlieue c'est des millions d'individus occuper à ne rien faire. Qu'adviendra-t-il le jour où ces personnes dans un mouvement concerté se décideront à passer leurs journées de misères à deux pas de l'Elysée, à quelques encablures de la bourse et des monuments, au coeur du quartier d'affaires de la Défense, dans une démarche empreinte de gravité, de respectabilité, de dignité de soif d'un avenir meilleur.

Le jour où dans un élan concerté, rythmé et audible la banlieue s'invitera dans la capitale et ses lieux de pouvoir pour une longue période, et bien ce jour là marquera le début d'une autre ère : Ces instants qui enracinent le un nouveau cycle, ces moments où dans la précipitation les politiques sont contraints d'apporter dans l'urgence des réponses inespérées aux mouvements de masse porteurs de graves menaces. Ces instants où on cesse de se préoccuper du combien ça coûtera, parceque lucide sur la délicatesse des enjeux, ces instants de vie qui consacrent la defaite de l'hypocrisie politique érigée en système de gestion des problèmes societaux.

Ces jours viendront, c'en est une certitude, c'en est un passage obligé, les évoquer c'est prendre conscience de ce que le monde a changé, de ce que le temps des causes justes est arrivé et que ce qui doit arriver pour le bien d'un plus grand nombre arrivera.

Chaque chose a une fin, la ghettoïsation des populations expatriées en est une.
Rendez-vous donc un de ces quatre au Trocadéro, à l'Elysée ou au champs de Mars.

Du pur bonheur en perspective.

mercredi 12 décembre 2007

La fin des mythes













Humanitaires voyous, FMI qui regrette le temps des pays pauvres très endettés, Kadhafi qui fait la leçon des droits de l'homme à Sarkozy à juste titre, Subventions agricoles massives, echec des négociations bidons ACP/UE, Mugabe présent, Gordon Brown absent... autant de faits d'actualités et de signaux saillants qui persuadent que le monde change, que quelque chose de fort se passera dans ce monde dans les 5 prochaines années.

Tous ces faits construisent à assurer la fin des mythes patiemment bâtis par ceux qui ont fait jusqu'ici l'histoire.

Fin du mythe de gentils ONG n'ayant pour seules obsessions que de contenir la misère du monde. Misère et détresse savamment orchestrées par ceux-là qui leur fournissent en moyens d'action et définissent en hauts lieux leurs stratégies et leurs politiques.

Fin du mythe d'une presse occidentale detentrice d'un quatrième pouvoir, libre, indépendante, donneuse de leçons, sentinelle de choix au sein d'une démocratie solide. Presse de pacotille, qui ne doit sa survie que parceque assujetie financièrement à ceux-là qui regentent la vie économique, qu'elle est censée surveiller, et qui accessoirement définissent sa ligne éditoriale, sa ligne de pensée en opposition avec celle du plus grand nombre et donc des lecteurs pris pour de gros naïfs, abrutis par le flot d'information, incapables de discernement, d'élévation condamnés à devoir faire sans leur esprit critique.

Fin du mythe de l'aide au développement, instrument de communication dont on s'en est servi pendant longtemps pour faire impression, croire aux masses d'ici et de là-bas que si misère existe c'est pas faute de bonne volonté, les responsabilités de l'échec n'étant surtout pas du côté des donneurs d'aides, de ceux-ci qui à coup de milliards de subventions agricoles structurent le déséquilibre des échanges, confinent à la misère, la faillite et à la mort des millions de petits paysans du SUD.

Fin du mythe des droits de l'homme, slogan de com de choix, servi aux masses incrédules occidentales pour embarasser et nuire à ceux du SUD qui seraient tentés de sortir du carcan de contraintes et d'accords inégaux construisant la croissance d'un côté et la misère de l'autre. Merci aux responsables du SUD et en particulier aux présidents Kadhafi, Konaré et autres qui en pointant du doigt le traitement infligé aux expatriés Africains en Europe auront contribué à cerner la contradiction du discours officiel droit-de-l'hommiste dont se croyait dépositaire certains prédateurs d'ici pour justifier des basses oeuvres à capitaux publics au bénéfice de leurs amis des milieux d'affaires privées.

En contraignant les organisateurs du sommet de Lisbonne à devoir se passer de Gordon Brown et avoir à faire malgré bon gré avec le très aimé-dans-son-pays Robert MUGABE les chefs d'Etat Africain ont signé une première : Le SUD n'a plus froid aux yeux. Les dirigeants Africains s'ouvrent à la maturité et à la conscience de leurs citoyens.

Un nouveau rapport de force se met en place.

Une tendance semble devoir se dessiner : Le Nord a atteint son assymptôte et se doit de céder du terrain à un SUD appelé demain à occuper le terrain des initiatives et de la croissance.

Qui va doucement, va sûrement.


Les bouleversements à venir seront massives, multiformes et annoncent une mutation longue de l'équilibre du Monde au profit des opprimés d'hier, conscients de leurs forces et leurs puissance, celles qui ne s'obtiennent pas uniquement par le savoir : Notamment les dons du Sol et du Sous-Sol.

Bienvenue dans un monde en mutation.