vendredi 16 juillet 2010

Obama et Sarko sont-ils comparables ?

… surtout pas.

Tout les oppose dans le style, la classe, l’éloquence, la probité, la morale, la culture, l’action, l’intelligence, bref ils ne sont « comparables » que pour mettre en lumière le fossé abyssal de leurs différences.

Ca été une bien mauvaise inspiration de la part des communicants de l’un, d’avoir cherché à faire des rapprochements entre les actes de l’un et ceux de l’autre, question de faire ressortir l’improbable supériorité du petit, et par ricochet donner à incruster dans le subconscient des électeurs français que si l’autre est admiré, adulé de par le monde, lui aussi le petit mériterait de l’être. Peine perdue.

Entre Sarko et l’autre (pour ne pas le nommer) il n’y a pas match, ils sont différents comme le jour l’est de la nuit, comme le mal l'est du bien pour bien marquer la chose.

Et de trois serait-on tenté de claironner !!!

Pendant que les politiciens de métier d’ici, cadenassés dans un mélange de genres hallucinants, empêtrés dans des bisbilles incroyablissimes, abracadabrantesques, périlleuses pour l’Etat de droit, pendant que les politiciens d’ici tenus en laisse par leurs donneurs d’ordre du monde des affaires font du dilatoire pour mieux refuser de s’attaquer aux problèmes de fond que pose la finance mondiale, l’autre, sans tambours ni trompettes, livre et remporte sa troisième grande bataille historique, celle de la réforme du système financier US. Les deux précédentes étant bien entendu le sauvetage des banques lors de la crise des subprimes, le vote de la réforme du système de santé.

Bref, les mots m’en manquent. L’actuel président US a cessé d’être un homme comme nous autres, ça serait lui faire énorme offense que de le comparer aux petits politiciens quasi mafieux de la vielle Europe. Je m’en abstiendrai dorénavant.

OBAMA n’est simplement pas comparable. Tellement il est dopé, bourré de talents, de génie comme on en trouve chez les humains qu’une fois tous les millénaires.

mercredi 7 juillet 2010

Y’a-t-il urgence à déconnecter le franc CFA de l’Euro ?

Soit-dit en passant, je ne suis pas économiste, ce qui ne devrait et ne pourrait suffire à me délester de mon droit/devoir à disposer d’une opinion de bon sens.

Ma réponse à la question est connue : C’est OUI, un million de fois OUI, il est plus que urgent que le franc CFA, cette monnaie qu’ont en partage une vingtaine de pays Africains s’émancipe de la tutelle plus que cinquantenaire de l’ex FF aujourd’hui fondu dans l’Euro.

Si l’arrimage du FCFA au FF servait les intérêts des Etats africains ça se saurait, et mieux cet « avantage » n’aurait jamais existé. Il ne faut pas avoir BAC+50 pour donc comprendre que les accords établissant le franc CFA comme tous les autres n’avaient pour seules finalités que de rendre service à ceux qui l’ont pensé, rédigé et donner à signer à de jeunes chefs d’Etat judicieusement choisis et installés.

Le franc CFA par essence est donc une monnaie au service de la mère patrie, la France.

Si on tourne autour du pot, si on utilise les mêmes précautions oratoires que les politiciens on finit par ne plus être audible. Disons donc les choses telles qu’elles le sont, de préférence de la façon la plus compréhensible et dépouillée de contorsions qui soit.

Cela dit, lorsqu’il est apparu au début des années 90 que cette monnaie tropicale coûtait plus qu’elle n’en rapportait au trésor français, les autorités de ce pays se sont très vite pressées d’infliger à la zone CFA l’une des pires tribulations qu’elle ait eu à endurer : Une dévaluation calamiteuse à la hache, longtemps connue d’avance (un non sens absolu), gérée avec un amateurisme déconcertant. Pas besoin de chercher le délit d’initiés lorsque plus de 100 000 000 de personnes sont au courant de ce qui sera annoncé dans 3 mois. Toutes choses qui auront saigné à os la zone CFA et nourrit l’une des pires périodes de récession qu’elle ait connue.

La donne a aujourd’hui beaucoup changé. L’Europe n’est plus ce qu’elle était, la France encore moins. Les Etats ayant en partage le franc CFA ont beaucoup grandi, acquis de la maturité. Il est aujourd’hui temps pour eux de voler de leurs propres ailes quitte à se bruler. Ca fait partie du processus normal, nécessaire et indispensable de l’apprentissage.

Le « petit » GHANA a sa monnaie et n’a rien à envier à tous ses voisins. Qu’est-ce donc qui pourrait justifier qu’en plein 21è siècle des lumières africaines, qu’une bande d’adultes dotés de tous leurs moyens physiques, intellectuels se fassent mettre des couches, se laissent tenir par la main pour traverser des chemins dégagés, se fassent nourrir au biberon à la queue leu leu et ce à leurs propres frais, alors qu’ils méritent mieux, pourrait s’offrir tout ce dont ils voudraient à condition de congédier cet intru malicieux qui aura réussi l’exploit de mettre dans leurs têtes de barbus qu’il est préférable qu’un bébé reste un bébé, ne grandisse jamais, « ne rentre pas suffisamment dans le monde, dans l’histoire » (sic), n’accomplisse son chemin d’apprentissage.

De grâce, WADE, GBAGBO, COMPAORE, TOURE, ALI, PAUL, DENIS, OBIANG et tous les autres, please coupez ce cordon ombilical. N’en n’ayez pas peur. Il n’y a rien et rien ne se passera.

lundi 5 juillet 2010

Que fait-on du droit à l'erreur ?

Et bien, on devrait en user et en abuser.

Il est important et même nécessaire d’avoir de temps à autre tort, de prendre position sur un sujet, une idée, un projet dans un sens et se rendre compte que la voie empruntée n’était pas la plus heureuse. Et puis quoi encore ?

Nous sommes avant tout des humains, par nature et par définition des êtres proprement imparfaits, incomplets, faibles, incompétents dans bien de domaines. Quiconque s’auto-tétanise, n’use du droit royal à l’erreur, ne prend d’initiatives, ne fait rien… et bien n’avance pas, stagne, est condamné à endurer une vie sans éclat, sans saveur, à être spectateur anonyme, passif d’un monde gorgé de milliards de possibilités.

Il apparaît à l’évidence bon et sain d’oser, il est souhaitable et normal de se tromper, de savoir se ressaisir, faire le point pour... foncer de plus belle. On apprend de ses erreurs, de ses échecs.

L’expérience, l’action sont des biens précieux, des chemins initiatiques qu’il faille emprunter avec lucidité, courage pour qui veut aller loin, pour qui veut être tout autre qu’un parfait inconnu parmi tant de milliards d’autres.

vendredi 2 juillet 2010

Le Ghana passera-t-il les quarts de finale ?

OUI, sans aucun doute.

Parce qu’il fallait bien qu’un jour ça arrive et cette "modeste" équipe au talent innocent, joyeux, simpliste, chaleureux, discipliné mérite bien que le sort favorable l’ait choisi.

Le Ghana sera en demi-finale de coupe du monde parce qu’ils sont à leur niveau, ils se la jouent tranquille tout en étant rigoureux, ils forment un groupe de gars talentueux où aucune tête ne déborde, ils n’ont pas été pollués par la griserie de footballeurs-millionnaires qui se sont mis dans le crâne pour le malheur de leurs équipes nationales que leurs faramineux et démesurés salaires suffisaient dans un stade à sublimer leurs talents horoscopiques.

Le Ghana gagnera parce qu’ils jouent à l’africaine : du talent à l’état brut, non vicié par l’argent et l’orgueil surdimensionné, qu’un entraîneur anonyme donc rigoureux et performant aura contribué à canaliser.

Pas sûr qu’avec Michael ESSIEN, ils seraient allés loin. L’ambiance eût été tout autre, la starisation dont il fait l’objet aurait certainement fragilisée/tempérée l’enthousiasme du collectif, tout simplement parce que ca ne fait plaisir à personne de bosser pour que le mérite soit attribué au petit orgueilleux de l’équipe qui n’a de talent que celui de se vendre au prix fort, de plaire aux médias.

Le Ghana (sans Essien) en quart de finale de coupe du monde et dès demain en demi-finale c’est bien la preuve que la star ca doit être le groupe, le collectif et non l’individu, le tout assortie d’une obligation de résultat. Et c’est ce plaisir que nous offre cette belle équipe du Ghana.

Place au spectacle. C'est là tout se décide.

mercredi 30 juin 2010

Lions indomptables ou Chatons ?

Je serai tenté de dire Chatons.

Depuis plus de 3 ans l’équipe nationale du Cameroun, anciennement appelée les lions indomptables ne font plus peur à personne, ni aux éperviers, ni à nos voisins les panthères, ni même aux écureuils.

Finie la belle époque où la coupe de l’UDEAC (aujourd'hui CEMAC) était une formalité pour leur équipe B (les lionceaux), où jouer contre le Burkina, la Lybie, le Togo, l'équipe de Guinée équatoriale était pour eux une ballade de santé saupoudrée d’un festival de buts à la « en veux-tu, en voilà ».

Les temps ont changé et les ex-lions donnent l’impression de s’être installés durablement dans une logique d’impuissance et de passivité, de porter des espoirs surdimensionnés par rapport à leur valeur réelle.

Qualifiés difficilement et de façon quasi miraculeuse pour la coupe du monde dans une poule facile où les panthéreaux du Gabon ont été surpris de faire la course en tête pendant les 4/5è du trajet, sortis sans honneur de la CAN Angola 2010 par leurs chicoteurs en chef, les pharaons d'Egypte, après avoir été cisaillés en tournoi par le petit Gabon… Le summum, le « un des uns » de l’impuissance, de l’indolence nous aura été offerte au cours de cette première coupe du monde en terre africaine au cours de laquelle les ex-lions indomptables du Cameroun battront pratiquement tous les records d’incompétence : première équipe africaine à perdre un premier match en coupe du monde, première équipe lors de cette édition à obtenir son ticket retour, première équipe à marquer 0 (zéro) point à son compteur dans une poule pourtant jugée des plus abordables.

Au vu de tous ces exploits, cette équipe là qui n’arrive plus à mordre, qui ne fait plus peur à personne, qui enchaîne échec sur échec devrait raisonnablement porter un nom qui colle à son épaisseur, qui soit en adéquation avec son inexistant potentiel de terreur. Quoi de plus normal, de bien inspiré, de très explicite que de les appeler dorénavant… Les Chatons du Cameroun.

Un joli nom qui leur permettrait malgré tout de se vanter d'effrayer les souris du Malawi, les moineaux de l’Azerbaïdjan et pourquoi pas les coqs de Domenech.

Affaire Bettencourt : Eric Woerth en sait-il plus qu'il n'en dit ?

Bien évidemment que oui.

Il est impensable qu’un ministre de la république, pas né de la dernière pluie, homme politique rompu, fréquentant de nombreuses chapelles tant publiques, privées que sécrètes et dont l’épouse est au service de la première fortune de France, donc par définition au courant d’un bon paquet de choses avouables et non avouables ; il est parfaitement et proprement impensable que Monsieur Woerth ne soit pas au parfum de quasiment tout ce qui se fait de bien et de pas bien autour de cette milliardaire fort généreuse à la lucidité éprouvée par le poids du temps qui passe.

Donc OUI Eric Woerth en sait et en savait beaucoup sur la première contribuable physique de France. Ca est une évidence.

Qu’on cesse de se foutre de la naïveté des citoyens. Qu’on mette un terme à cette piteuse comédie mensongère qui donne une image fort détestable de la classe politique française.

Que vaut la carrière d’un homme fût-il de talent, au respect, et à l’estime public que devrait véhiculées les institutions qu’ils sont censées servir.

Eric doit tirer sa révérence, ses supérieurs devraient l’y inciter et lui faciliter la sortie.

mardi 13 avril 2010

Wade : Touché par la grâce

Paris, le 13 avril 2010

Finalement il y’a un côté sympathique dans ce personnage d’Abdoulaye Wade président du Sénégal.

On le sait habité par ce quelque chose qui l’amène à sortir des sentiers battus, à sortir des conventions oppressantes.

C’est à son honneur - vu son âge - qu’il soit en constante cogitation, qu’il ne se fatigue de remuer ses méninges, de jouer aux chercheurs et solutionneurs de problèmes.

Préférons de loin ceux qui essayent des choses quitte à se tromper à ceux qui les construisent dans leur imaginaire sans jamais initier un début de réalisation à ce qu’ils cogitent de peur de ne pouvoir satisfaire tout le monde. L’un est acteur force de progrès, l’autre est contemplateur d’un monde qui change.

Je préfère celui qui ose à celui rêve d’un monde inaccessible, s’en contente et se complaît dans la critique facile des œuvres de ceux qui se jettent à l’eau.

Wade, en déclarant de façon intempestive, martiale, ostentatoire, rétablir de suite la pleine souveraineté de l’Etat Sénégalais sur les concessions faites à l’armée française dans le cadre d’accords de défense a posé un acte de zèle osé devant ses pairs Africains, toutes choses qui en d’autres temps lui auraient valu d’avoir à subir dès le lendemain un coup de force militaire téléguidé. A moins que cette option - non abandonnée - ne soit que question de temps.

Immunisé par son âge, sa bravoure, son caractère « grande gueule », sa longévité politique, sa science, ses talents, WADE s’est octroyé le nirvana politique : l’état de grâce envié de l’homme politique qui n’a plus peur des mots.

Soyons donc admiratifs de ceux qui tel WADE via son monument de la renaissance africaine ont des rêves de grandeur et les mettent en exécution à ceux qui bourrés d’argent public facile ne savent quoi en faire dans un environnement où tout est à bâtir.

Wade par ses actions fortes, ses coups d’éclat, a définitivement gagné mon estime (il n’en a que faire). Assurément qu’une place de choix lui sera réservée au panthéon des grands Hommes de notre continent pour avoir endossé le costume de bâtisseur visionnaire à celui de riche-imbécile dans lequel beaucoup se s'engraissent.

Vivement que son audace fasse des émules.

mercredi 7 avril 2010

Afrique du sud : Retour de bâton

Ceux qui en occident ont mené campagne contre Thabo Mbeki le trouvant trop libéral, trop intello, voyant plutôt en un populiste, polygame accompli, nommé Zuma Jacob, cet homme qui ferait la différence, celui par qui l’Afrique du sud deviendrait enfin une vraie puissance réconciliée avec elle-même; doivent s’essayer à faire profil bas, à prier pour pas que l’on se souvienne de ce qu’ils ont initié il y’a peu de temps pour faire accepter à leur opinion le fait que l’un était préférable à l’autre.

Heureusement pour eux que plus personne ne s’en souvient, notre bug mémoriel étant passé par là.

Peu de gens ont connaissance de cette belle campagne de relooking extrême qu’a eu à bénéficier sieur Zuma Jacob et dont l’objectif était d’avaliser le coup de force peu démocratique que ce dernier a monté en vue d’évincer THABO MBEKI, un authentique démocrate, grand homme de conviction, bourreau du travail, homme d’honneur et intègre et ce pour pas que sa probité, son panafricanisme ne deviennent contagieux auprès d’autres leaders africains en mal de "grand-frère" à l’exemple de Kagamé, Gbagbo et suprême surprise... Abdoulaye Wade.

La presse occidentale aux mains de puissants lobbys aura réussi le tour de force de rendre acceptable aux yeux de l'opinion Jacob ZUMA, ce polygame brouillon au passé sulfureux, prototype idéal de ce que le modèle occidental trouve de plus odieux en l'humain.

Nul besoin donc d’avoir fait Harvard, Princeton, Cambridge, Yale pour anticiper sur la somme d’ennuis et de régression que par incompétence, bouffonnerie ce « gang » de « barbares jouisseurs » infligeront à la nation arc-en ciel promise il y'a peu à un bel avenir sous la conduite prudente et assurée de THABO MBEKI.

Le chef des jeunesses Zumariennes a il y’a peu défrayé la chronique en remettant au goût du jour une vielle chanson des pires moments de l’apartheid appelant ni plus ni moins à tuer les boers, les fermiers blancs sans avoir à endurer le moindre rappel à l'ordre.

La réponse subliminale ne s’est pas faite attendre : Eugène Terre Blanche (une bonne brute pour qui je n’ai aucune sympathie), chef d’un parti nazi est assassiné. Ses partisans promettant à hue et à dia vengeance. De l’animation en perspective au pays de Jacob Zuma. Vivement qu’ils attendent au moins que cette première coupe du monde de football en terre Africaine arrachée de haute lutte par le gouvernement THABO MBEKI se termine, ensuite libres à eux de s'adonner à leurs jeux de massacres avant que la providence ne vienne à la rescousse de ce pays que des petits malins veulent détourner de l'hinterland africain.

Les apprentis sorciers ici en occident qui ont œuvré à rendre acceptable le sieur Zuma Jacob sont indiscutablement comptables, co-responsables des dérives, nuisances, régressions, crimes imputables à ce régime. Ils en sont conscients, et s’en foutent royal. L’opacité de leur mode de fonctionnement rendant indétectable au commun des mortels la chaîne de "commandement". Ni vu, ni pris. Le crime parfait.

mercredi 24 mars 2010

L’un triomphe, l’autre s’effondre

Paris, le 24 mars 2010

On le sait maintenant, l’éxercice de la fonction présidentielle s’avère plus compliquée, moins fun, plus classique pour Sarkozy qui s’était voulu hyper actif, au dessus de la mêlée, efficace, irréprochable, bref un modèle à figurer dans les livres d’histoire et les manuels de sciences politiques.

Sous peu de temps, beaucoup à force de se ressasser ses maladresses et le désintérêt que suscitera dans l’opinion la moindre de ses initiatives se surprendront à éprouver de la pitié pour cet homme somme toute doté de talents à qui aura manqué de l’étoffe qui sied à la fonction, et qui aura pris les rênes du pouvoir peu avant qu’une denrée rare, un phénomène (Barack Obama) ne fasse irruption sur la scène mondiale à la tête de la première puissance, et par sa classe, son talent n’étale au grand jour les failles et limites de l’agitation de l’autre.

Il y’a peu de temps, suite à la victoire dans l’Etat du Massachussetts du sénateur républicain Brown, le président Français Nicolas Sarkozy s’était vanté publiquement de son style à lui qui donnait des résultats et plaisaient aux électeurs (les municiaples ayant été un succès pour l’UMP) contrairement à celui de son ami le « pauvre » (dixit) OBAMA jugé « naïf », sous-entendu inefficace.

La suprême débâcle infligée dimanche dernier lors des régionales à l’un au même moment où l’autre faisait passer la réforme emblématique et historique de la santé aux USA est un pied de nez, un signe du destin qui ne trompe pas et en dit long sur la stature de l’un et celle de l’autre, sur le style de l’un et celui de l’autre. Ce croisement d’évènements étale les talents très exceptionnels de l’un et achève de convaincre sur l’inexpérience, l’impréparation, la confusion des genres de l’autre.

Diriger un Etat n’est pas un jeu. OBAMA nous le démontre avec art et talents. Pour le bien de la France, Sarkozy gagnerait à s’en inspirer.

L’adage dit « on ne se refait pas ». Sait-on jamais ?

jeudi 4 mars 2010

Ali Bongo marque des points

Paris, le 04 mars 2009.

Les nouvelles qui nous parviennent du Gabon laissent entendre que des chosent bougent dans ce pays dans le bon sens : zeste de rigueur, place à la réflexion à l’intelligence, prise de conscience de la pauvreté structurelle, intellectuelle et pécuniaire de la quasi-totalité de la population et de ce qu’il faille opérer des travaux titanesques pour sauver ce pays riche en ressources naturelles, pauvre en hommes, en imagination en créativité.

On a au début pensé que rien de bon ne sortirait du moule du parti au pouvoir pas avant une éternité, que le nouveau président, Ali Bongo, qui ne se vante pas trop souvent de sa filiation n’aurait d’autres choix que de gérer dans la continuité l’héritage de son défunt papa.

Vu la cohorte de barons locaux, rendus intouchables par tant d’années de vie paisible à tisser leur toile, à se construire leur pré-carré et à s’en approprier sous le regard bienveillant du maître des lieux, on a vite fait de penser vu le contexte « mexicain » que le fiston ne pourrait se prévaloir de la légimité et de l'autorité nécessaires pour « mettre au pas » la maison Gabon.

Il semblerait – miracle des cieux – que les choses s’y passent différemment de ce que nous avions anticipé. Les reformes, les bouleversements, l’audace qu’ose Ali Bongo dans un environnement désespérant tel le sien est à saluer, à encourager et à souhaiter que ça dure et qu’il aille plus loin dans le bon sens.

Ali Bongo fait donc partie des bonnes surprises (elles sont peu nombreuses) de l’année écoulée et s’offre une place dans la short-list des personnalités émergentes à scruter au quotidien. Comment s’y prendre ? En créant une fiche via un éditeur de texte ou tout autre utilitaire servant à la prise de notes et en l'alimentant au jour le jour des évènements pouvant avoir un lien direct ou indirect avec la personne « scrutée ».

N’attendez toujours pas que d’autres le fassent pour vous.