Qu’il gagne ou perde en 2012, ca sera son problème et celui de son club de supporters américains, plus du tout le mien et probablement du milliard d’africains qui ont pensé que l’irruption surprise à la tête de la première puissance du monde de ce frère de sang ferait que les Etats voyous occidentaux se comporteraient avec un peu plus de décence, moins de brutalité et de cynisme en Afrique.
Quand dans vos veines coule du sang africain, quand on a fait de brillantes études de droit, et quand le miracle se produit et fait qu’on soit en capacité d’agir, on ne peut assister en spectateur, pire être coassocié de cette suprême foutaise innommable, cet insulte au bon sens, à la raison que l’on inflige en plein 21ème siècle à la pauvre Côte d’Ivoire, l’on ne peut se rendre complice de ce mépris insolent de la souveraineté d’un Etat sous de prétextes bidons. Lorsque l’on est africain et en capacité d’agir, on ne l’accepte pas, on tempère les ardeurs des faucons va-t-en-guerre et siffle la fin du bal des vautours.
C’est incroyable que sur le dossier Ivoirien Obama fasse du Bush puissance 500, c’est-à-dire pire. L’Amérique sous Bush s’était toujours publiquement gardée de donner l’impression d’inspirer, de coproduire le voyoutisme de l'Etat Français en Côte d’Ivoire. On lui fait aujourd’hui tenir un rôle de caniche de la politique françafricaine qui si ça se confirme dans les jours prochains va gravement nuire au prestige les USA s’étaient construits auprès des élites francophones d’Afrique. Le pire c’est que tout ceci se passe lorsque l’un des nôtres est à ce qu’il semblerait PRESIDENT des Etats-Unis d‘Amérique.
Suis estomaqué par la position de l’administration de monsieur OBAMA. Vivement que le bon sens leur revienne. Si rien n'y change, et bien, franchement, qu’en 2012, monsieur Obama perde ou gagne la présidentielle, ca me sera égal, je ne m’en rendrai même pas du tout compte. Et dire qu'en 2008 je m’étais fait faire des portraits de l’actuel président américain et m‘étais offert un jour de congé question de ne pas louper une seule seconde de cette journée historique qui fît de lui le premier président noir des USA ?
Bref, please Michèle, parle à ton mari avant qu’il ne commette l‘irréparable.
samedi 25 décembre 2010
mercredi 22 décembre 2010
Seigneur, ils sont devenus fous
C’est à croire que la raison, le bon sens sont sortis de ce monde.
Gbagbo n’est certainement pas un saint homme, heureusement, il ne fait probablement pas l’unanimité en Cote d’ivoire, quoi de plus normal; pour moi qui suis l’actualité ivoirienne au jour le jour depuis plus de 8 ans, il est bon de souligner que je ne connais aucun pays au monde où les choses, le jeu démocratique soit organisé comme ca l’est en Cote d’ivoire :
- Organisation des élections confiées à une structure pseudo indépendante dirigée par l’opposition
- Equilibre parfait de temps de parole et de campagne entre le président et le plus minuscule des 13 autres candidats lors du premier tour
- Vote massif, libre, juste, apaisé dans la partie du pays sous contrôle gouvernemental
Comment peut-on au vu de tout ce qui précède penser une seule micro-seconde qu’un chef d’Etat qui pousse aussi loin le jeu de la transparence soit fourbe, dictateur ? Ceux qui arrivent à débiter de telles inepties font preuve de mauvaise foi et sont les plus à craindre.
Depuis 8 ans que je scrute au quotidien les faits politiques ivoiriens, suis impressionné par la façon le président Gbagbo se comporte vis-à-vis de son opposition. Sous d’autres cieux il y’a belle lurette que la force brute du pouvoir aurait conduit la bande de marionnettes qui fait office d’opposants à choisir entre la discipline, l’exil ou le silence outre tombe.
On ne le dit pas assez, depuis son election en 2000, Gbagbo a eu à faire face à une dizaine de coups de force meutriers. C’est pratiquement devenu un jeu d’une grosse banalité pour certains de fourbir, construire et dérouler des plans attentatoires à la vie du président ivoirien. Pour mieux se faire comprendre, depuis 10 ans, un petit groupe de leaders politiques ivoiriens complotent à assassiner le président Gbagbo et ce en toute candeur et tranquillité de façon quasi récurrente.
Le parallélisme des formes aurait voulu que Laurent Gbagbo leur retourne la « politesse ». Il en a les moyens humains, financiers, logistiques. Faut être exceptionnel pour ne pas faire usage de son droit de réplique. Soyons clair, moi à sa place, face à une bande de multirécidivistes, c’eût été la loi de talion appliquée dans sa stricte brutalité en prenant un grand soin à ce que nul commanditaire n’y échappe.
Il est inadmissible que parce que vous faites preuve d’humanisme, de compassion, de tolérance, que des individus avec qui vous êtes en compétition politique, délaissent ce terrain et nourrissent des plans pour attenter à votre vie. Ca est une attitude incompréhensible, criminelle, diabolique. C’est des logiques à proscrire, à endiguer, à éradiquer.
Il est sain que face à de tels sinistres individus, qu’une riposte lourde s’abatte sur eux de telle sorte que s’ils arrivaient à certains de passer au travers, qu’ils en tirent la leçon de ce que le jeu démocratique doit rimer avec respect de l’autre, de la vie d’autrui, que la violence n’a pas à s’y inviter.
Le malheur de Gbagbo c’est finalement d’être en avance sur le temps politique, de pratiquer la politique en Cote d’ivoire comme on le ferait dans les meilleures démocraties du nord de l’Europe, et d’avoir en face des chefs de clans.
Il est acquis et les preuves abondent (cas de la vallée du Bandama) qu’il y’a eu à échelle industrielle, bourrage des urnes, violences sur électeurs, tripatouillages des résultats dans les zones sous contrôle des forces armées de Monsieur Ouattara.
Qu’on me dise please dans quel pays au monde a-t-on vu le pouvoir en place se dépenser à contrer les velléités de fraude de l’opposition ? Dans quel pays au monde voit-on des foutaises pareilles ? Si dans l’opposition ils font preuve d’autant d’imaginations à vouloir fausser le résultat des urnes, qu’en sera-t-il lorsqu’une fois élus ils auront entre leurs mains les rênes du pouvoir ? S’ils fraudent outrageusement alors qu’ils sont encore dans l’opposition qu’en sera-t-il lorsqu’ils seront au pouvoir ? Présidence dynastique assurée !!!
Ma posture pour ce qui est de la Cote d’ivoire est connue : Cette opposition en l’état, dans un environnement aussi ouvert comme beaucoup en rêverait en Afrique, ne mérite pas d’accéder au pouvoir. Elle se doit de se renouveler, de passer par la case rééducation.
Pour ce qui est de l’imbroglio postélectoral, les dés étaient d’avance pipés. Fallait pas être sorti de Harvard pour s’en apercevoir. La faute à tous les acteurs politiques ivoiriens : Le président Gbagbo (dans une certaine mésure) pour sa trop grande culture démocratique, son état d’esprit « bon père » de famille, qui ont fait qu’il n’ait pas haussé ferme le ton au bon moment pour dire aux tocards de l’ONU « STOP on va droit au mur avec ce scénario à la con vous me présentez : confier l’organisation des élections à une structure partisane dans un pays coupé en deux ».
Second coupable, celui sur qui pèse la plus lourde responsabilité : l’opposition ivoirienne. Probablement l’une des plus choyées au monde, et qui par immaturité empreint de woula-woula je-m-enfoutiste a plombé la bonne marche du processus électoral parce que assurée d’une immunité dans la bêtise. Elle ne s’en est pas privée : séquestrant et forçant manu-militari le président de la CEI à délivrer de faux résultats hors délai que l’ONU, les USA, la France vont s’empresser d’endosser et dérouler la grosse artillerie de propagande attrape-couillons. Une vraie histoire de fous. On croirait rêver tellement c’est grossier, mal ficelé, cavalier. A se demander si leur petit déjeuner n’est pas fait de substances hallucinogènes.
Vous avez peut-être remarqué que je n’ai pas cité une seule fois le vocable « communauté internationale » qui pour moi ne veut strictement rien dire, si ça n’est être synonyme de « foutaise ». J’ai des urticaires lorsque j’entends des gens accorder de l’importance à ce conglomérats de l’impuissance, de l’incompétence, à cette jolie bande de fonctionnaires brouillons, farfelus - ayons un mot gentil à leur égard… - imbéciles.
Nous nous essayerons à faire en sorte que leur sphère de nuisance se limite à leur cellule familiale. Suffirait de le vouloir. Communauté internationale, ne l’oublions pas, ca n’est que du vent.
Gbagbo n’est certainement pas un saint homme, heureusement, il ne fait probablement pas l’unanimité en Cote d’ivoire, quoi de plus normal; pour moi qui suis l’actualité ivoirienne au jour le jour depuis plus de 8 ans, il est bon de souligner que je ne connais aucun pays au monde où les choses, le jeu démocratique soit organisé comme ca l’est en Cote d’ivoire :
- Organisation des élections confiées à une structure pseudo indépendante dirigée par l’opposition
- Equilibre parfait de temps de parole et de campagne entre le président et le plus minuscule des 13 autres candidats lors du premier tour
- Vote massif, libre, juste, apaisé dans la partie du pays sous contrôle gouvernemental
Comment peut-on au vu de tout ce qui précède penser une seule micro-seconde qu’un chef d’Etat qui pousse aussi loin le jeu de la transparence soit fourbe, dictateur ? Ceux qui arrivent à débiter de telles inepties font preuve de mauvaise foi et sont les plus à craindre.
Depuis 8 ans que je scrute au quotidien les faits politiques ivoiriens, suis impressionné par la façon le président Gbagbo se comporte vis-à-vis de son opposition. Sous d’autres cieux il y’a belle lurette que la force brute du pouvoir aurait conduit la bande de marionnettes qui fait office d’opposants à choisir entre la discipline, l’exil ou le silence outre tombe.
On ne le dit pas assez, depuis son election en 2000, Gbagbo a eu à faire face à une dizaine de coups de force meutriers. C’est pratiquement devenu un jeu d’une grosse banalité pour certains de fourbir, construire et dérouler des plans attentatoires à la vie du président ivoirien. Pour mieux se faire comprendre, depuis 10 ans, un petit groupe de leaders politiques ivoiriens complotent à assassiner le président Gbagbo et ce en toute candeur et tranquillité de façon quasi récurrente.
Le parallélisme des formes aurait voulu que Laurent Gbagbo leur retourne la « politesse ». Il en a les moyens humains, financiers, logistiques. Faut être exceptionnel pour ne pas faire usage de son droit de réplique. Soyons clair, moi à sa place, face à une bande de multirécidivistes, c’eût été la loi de talion appliquée dans sa stricte brutalité en prenant un grand soin à ce que nul commanditaire n’y échappe.
Il est inadmissible que parce que vous faites preuve d’humanisme, de compassion, de tolérance, que des individus avec qui vous êtes en compétition politique, délaissent ce terrain et nourrissent des plans pour attenter à votre vie. Ca est une attitude incompréhensible, criminelle, diabolique. C’est des logiques à proscrire, à endiguer, à éradiquer.
Il est sain que face à de tels sinistres individus, qu’une riposte lourde s’abatte sur eux de telle sorte que s’ils arrivaient à certains de passer au travers, qu’ils en tirent la leçon de ce que le jeu démocratique doit rimer avec respect de l’autre, de la vie d’autrui, que la violence n’a pas à s’y inviter.
Le malheur de Gbagbo c’est finalement d’être en avance sur le temps politique, de pratiquer la politique en Cote d’ivoire comme on le ferait dans les meilleures démocraties du nord de l’Europe, et d’avoir en face des chefs de clans.
Il est acquis et les preuves abondent (cas de la vallée du Bandama) qu’il y’a eu à échelle industrielle, bourrage des urnes, violences sur électeurs, tripatouillages des résultats dans les zones sous contrôle des forces armées de Monsieur Ouattara.
Qu’on me dise please dans quel pays au monde a-t-on vu le pouvoir en place se dépenser à contrer les velléités de fraude de l’opposition ? Dans quel pays au monde voit-on des foutaises pareilles ? Si dans l’opposition ils font preuve d’autant d’imaginations à vouloir fausser le résultat des urnes, qu’en sera-t-il lorsqu’une fois élus ils auront entre leurs mains les rênes du pouvoir ? S’ils fraudent outrageusement alors qu’ils sont encore dans l’opposition qu’en sera-t-il lorsqu’ils seront au pouvoir ? Présidence dynastique assurée !!!
Ma posture pour ce qui est de la Cote d’ivoire est connue : Cette opposition en l’état, dans un environnement aussi ouvert comme beaucoup en rêverait en Afrique, ne mérite pas d’accéder au pouvoir. Elle se doit de se renouveler, de passer par la case rééducation.
Pour ce qui est de l’imbroglio postélectoral, les dés étaient d’avance pipés. Fallait pas être sorti de Harvard pour s’en apercevoir. La faute à tous les acteurs politiques ivoiriens : Le président Gbagbo (dans une certaine mésure) pour sa trop grande culture démocratique, son état d’esprit « bon père » de famille, qui ont fait qu’il n’ait pas haussé ferme le ton au bon moment pour dire aux tocards de l’ONU « STOP on va droit au mur avec ce scénario à la con vous me présentez : confier l’organisation des élections à une structure partisane dans un pays coupé en deux ».
Second coupable, celui sur qui pèse la plus lourde responsabilité : l’opposition ivoirienne. Probablement l’une des plus choyées au monde, et qui par immaturité empreint de woula-woula je-m-enfoutiste a plombé la bonne marche du processus électoral parce que assurée d’une immunité dans la bêtise. Elle ne s’en est pas privée : séquestrant et forçant manu-militari le président de la CEI à délivrer de faux résultats hors délai que l’ONU, les USA, la France vont s’empresser d’endosser et dérouler la grosse artillerie de propagande attrape-couillons. Une vraie histoire de fous. On croirait rêver tellement c’est grossier, mal ficelé, cavalier. A se demander si leur petit déjeuner n’est pas fait de substances hallucinogènes.
Vous avez peut-être remarqué que je n’ai pas cité une seule fois le vocable « communauté internationale » qui pour moi ne veut strictement rien dire, si ça n’est être synonyme de « foutaise ». J’ai des urticaires lorsque j’entends des gens accorder de l’importance à ce conglomérats de l’impuissance, de l’incompétence, à cette jolie bande de fonctionnaires brouillons, farfelus - ayons un mot gentil à leur égard… - imbéciles.
Nous nous essayerons à faire en sorte que leur sphère de nuisance se limite à leur cellule familiale. Suffirait de le vouloir. Communauté internationale, ne l’oublions pas, ca n’est que du vent.
vendredi 16 juillet 2010
YES Gbagbo, tu es garçon !
Quel culot et quel bonheur il nous a offert le brave fils de Mama de bouder la mascarade d’une commémoration festive des 50 ans de la colonisation ce 14 juillet à Paris devant des millions de téléspectateurs qui pour certains n’y comprenaient pas que l’on fasse parader le drapeau ivoirien en l’absence d’aucun officiel de ce pays.
Quelle histoire ? Quelle baffe télévisée sublime à la françafrique nous a offert le chef de l’Etat ivoirien. Un geste de courage et de défiance énorme qui restera gravé dans les annales. Yes Gbagbo, tu es garçon.
Jadis fils aîné de la françafrique, le coup porté à l’édifice par la Côte d’ivoire du président Gbagbo est absolument énorme et annonciateur d’évènements majeurs.
C’est la preuve par mille que ce brave Gbagbo joue sa partition comme s’il connaissait de quoi demain sera fait. 10 ans de confrontations, d’affrontements visibles, souterrains, sournois mais féroces et meurtriers de part et d’autres auront forgé et transformé l’homme Gbagbo, lui ont fait gagner en sagesse, en bravoure, en lucidité, en tactiques politiciennes et d’une certaine façon en invincibilité.
Rompre avec 50 ans de pratiques françafricaines criminelles n’est pas une mince affaire. Gbagbo l’a osé et le gère depuis maintenant 10 ans avec art et raffinement. Il aura réussi à dompter et dominer tous ses adversaires sur leurs propres terrains.
Face à lui on voit et sent bien que l’ambassadeur de France en Côte d’ivoire n’est qu’un ambassadeur, que Bernard Kouchner, Joyandet (l’ex ministre) n’ont plus l’aura, la densité de frayeur que recelaient leurs fonctions. Ils sont petits et on le leur rappelle à l'occasion sans gène aucune lorsqu’ils leur arrivent de vouloir jouer aux durs.
Gbagbo impose, dégage une telle densité, une telle maîtrise du calendrier et des initiatives que l’on se dit que même s’il lui arrivait demain de ne pas atteindre ses objectifs ultimes, il aura malgré tout eu le mérite de tenir pendant près de 10 ans, ce qui face à la puissance de nuisance de l’hydre françafricaine est un véritable exploit, qui en prépare d’autres heureusement.
Gbagbo, Yes, tu es garçon. Qu'est ce que tu bois mon frère ?
Quelle histoire ? Quelle baffe télévisée sublime à la françafrique nous a offert le chef de l’Etat ivoirien. Un geste de courage et de défiance énorme qui restera gravé dans les annales. Yes Gbagbo, tu es garçon.
Jadis fils aîné de la françafrique, le coup porté à l’édifice par la Côte d’ivoire du président Gbagbo est absolument énorme et annonciateur d’évènements majeurs.
C’est la preuve par mille que ce brave Gbagbo joue sa partition comme s’il connaissait de quoi demain sera fait. 10 ans de confrontations, d’affrontements visibles, souterrains, sournois mais féroces et meurtriers de part et d’autres auront forgé et transformé l’homme Gbagbo, lui ont fait gagner en sagesse, en bravoure, en lucidité, en tactiques politiciennes et d’une certaine façon en invincibilité.
Rompre avec 50 ans de pratiques françafricaines criminelles n’est pas une mince affaire. Gbagbo l’a osé et le gère depuis maintenant 10 ans avec art et raffinement. Il aura réussi à dompter et dominer tous ses adversaires sur leurs propres terrains.
Face à lui on voit et sent bien que l’ambassadeur de France en Côte d’ivoire n’est qu’un ambassadeur, que Bernard Kouchner, Joyandet (l’ex ministre) n’ont plus l’aura, la densité de frayeur que recelaient leurs fonctions. Ils sont petits et on le leur rappelle à l'occasion sans gène aucune lorsqu’ils leur arrivent de vouloir jouer aux durs.
Gbagbo impose, dégage une telle densité, une telle maîtrise du calendrier et des initiatives que l’on se dit que même s’il lui arrivait demain de ne pas atteindre ses objectifs ultimes, il aura malgré tout eu le mérite de tenir pendant près de 10 ans, ce qui face à la puissance de nuisance de l’hydre françafricaine est un véritable exploit, qui en prépare d’autres heureusement.
Gbagbo, Yes, tu es garçon. Qu'est ce que tu bois mon frère ?
Obama et Sarko sont-ils comparables ?
… surtout pas.
Tout les oppose dans le style, la classe, l’éloquence, la probité, la morale, la culture, l’action, l’intelligence, bref ils ne sont « comparables » que pour mettre en lumière le fossé abyssal de leurs différences.
Ca été une bien mauvaise inspiration de la part des communicants de l’un, d’avoir cherché à faire des rapprochements entre les actes de l’un et ceux de l’autre, question de faire ressortir l’improbable supériorité du petit, et par ricochet donner à incruster dans le subconscient des électeurs français que si l’autre est admiré, adulé de par le monde, lui aussi le petit mériterait de l’être. Peine perdue.
Entre Sarko et l’autre (pour ne pas le nommer) il n’y a pas match, ils sont différents comme le jour l’est de la nuit, comme le mal l'est du bien pour bien marquer la chose.
Et de trois serait-on tenté de claironner !!!
Pendant que les politiciens de métier d’ici, cadenassés dans un mélange de genres hallucinants, empêtrés dans des bisbilles incroyablissimes, abracadabrantesques, périlleuses pour l’Etat de droit, pendant que les politiciens d’ici tenus en laisse par leurs donneurs d’ordre du monde des affaires font du dilatoire pour mieux refuser de s’attaquer aux problèmes de fond que pose la finance mondiale, l’autre, sans tambours ni trompettes, livre et remporte sa troisième grande bataille historique, celle de la réforme du système financier US. Les deux précédentes étant bien entendu le sauvetage des banques lors de la crise des subprimes, le vote de la réforme du système de santé.
Bref, les mots m’en manquent. L’actuel président US a cessé d’être un homme comme nous autres, ça serait lui faire énorme offense que de le comparer aux petits politiciens quasi mafieux de la vielle Europe. Je m’en abstiendrai dorénavant.
OBAMA n’est simplement pas comparable. Tellement il est dopé, bourré de talents, de génie comme on en trouve chez les humains qu’une fois tous les millénaires.
Tout les oppose dans le style, la classe, l’éloquence, la probité, la morale, la culture, l’action, l’intelligence, bref ils ne sont « comparables » que pour mettre en lumière le fossé abyssal de leurs différences.
Ca été une bien mauvaise inspiration de la part des communicants de l’un, d’avoir cherché à faire des rapprochements entre les actes de l’un et ceux de l’autre, question de faire ressortir l’improbable supériorité du petit, et par ricochet donner à incruster dans le subconscient des électeurs français que si l’autre est admiré, adulé de par le monde, lui aussi le petit mériterait de l’être. Peine perdue.
Entre Sarko et l’autre (pour ne pas le nommer) il n’y a pas match, ils sont différents comme le jour l’est de la nuit, comme le mal l'est du bien pour bien marquer la chose.
Et de trois serait-on tenté de claironner !!!
Pendant que les politiciens de métier d’ici, cadenassés dans un mélange de genres hallucinants, empêtrés dans des bisbilles incroyablissimes, abracadabrantesques, périlleuses pour l’Etat de droit, pendant que les politiciens d’ici tenus en laisse par leurs donneurs d’ordre du monde des affaires font du dilatoire pour mieux refuser de s’attaquer aux problèmes de fond que pose la finance mondiale, l’autre, sans tambours ni trompettes, livre et remporte sa troisième grande bataille historique, celle de la réforme du système financier US. Les deux précédentes étant bien entendu le sauvetage des banques lors de la crise des subprimes, le vote de la réforme du système de santé.
Bref, les mots m’en manquent. L’actuel président US a cessé d’être un homme comme nous autres, ça serait lui faire énorme offense que de le comparer aux petits politiciens quasi mafieux de la vielle Europe. Je m’en abstiendrai dorénavant.
OBAMA n’est simplement pas comparable. Tellement il est dopé, bourré de talents, de génie comme on en trouve chez les humains qu’une fois tous les millénaires.
mercredi 7 juillet 2010
Y’a-t-il urgence à déconnecter le franc CFA de l’Euro ?
Soit-dit en passant, je ne suis pas économiste, ce qui ne devrait et ne pourrait suffire à me délester de mon droit/devoir à disposer d’une opinion de bon sens.
Ma réponse à la question est connue : C’est OUI, un million de fois OUI, il est plus que urgent que le franc CFA, cette monnaie qu’ont en partage une vingtaine de pays Africains s’émancipe de la tutelle plus que cinquantenaire de l’ex FF aujourd’hui fondu dans l’Euro.
Si l’arrimage du FCFA au FF servait les intérêts des Etats africains ça se saurait, et mieux cet « avantage » n’aurait jamais existé. Il ne faut pas avoir BAC+50 pour donc comprendre que les accords établissant le franc CFA comme tous les autres n’avaient pour seules finalités que de rendre service à ceux qui l’ont pensé, rédigé et donner à signer à de jeunes chefs d’Etat judicieusement choisis et installés.
Le franc CFA par essence est donc une monnaie au service de la mère patrie, la France.
Si on tourne autour du pot, si on utilise les mêmes précautions oratoires que les politiciens on finit par ne plus être audible. Disons donc les choses telles qu’elles le sont, de préférence de la façon la plus compréhensible et dépouillée de contorsions qui soit.
Cela dit, lorsqu’il est apparu au début des années 90 que cette monnaie tropicale coûtait plus qu’elle n’en rapportait au trésor français, les autorités de ce pays se sont très vite pressées d’infliger à la zone CFA l’une des pires tribulations qu’elle ait eu à endurer : Une dévaluation calamiteuse à la hache, longtemps connue d’avance (un non sens absolu), gérée avec un amateurisme déconcertant. Pas besoin de chercher le délit d’initiés lorsque plus de 100 000 000 de personnes sont au courant de ce qui sera annoncé dans 3 mois. Toutes choses qui auront saigné à os la zone CFA et nourrit l’une des pires périodes de récession qu’elle ait connue.
La donne a aujourd’hui beaucoup changé. L’Europe n’est plus ce qu’elle était, la France encore moins. Les Etats ayant en partage le franc CFA ont beaucoup grandi, acquis de la maturité. Il est aujourd’hui temps pour eux de voler de leurs propres ailes quitte à se bruler. Ca fait partie du processus normal, nécessaire et indispensable de l’apprentissage.
Le « petit » GHANA a sa monnaie et n’a rien à envier à tous ses voisins. Qu’est-ce donc qui pourrait justifier qu’en plein 21è siècle des lumières africaines, qu’une bande d’adultes dotés de tous leurs moyens physiques, intellectuels se fassent mettre des couches, se laissent tenir par la main pour traverser des chemins dégagés, se fassent nourrir au biberon à la queue leu leu et ce à leurs propres frais, alors qu’ils méritent mieux, pourrait s’offrir tout ce dont ils voudraient à condition de congédier cet intru malicieux qui aura réussi l’exploit de mettre dans leurs têtes de barbus qu’il est préférable qu’un bébé reste un bébé, ne grandisse jamais, « ne rentre pas suffisamment dans le monde, dans l’histoire » (sic), n’accomplisse son chemin d’apprentissage.
De grâce, WADE, GBAGBO, COMPAORE, TOURE, ALI, PAUL, DENIS, OBIANG et tous les autres, please coupez ce cordon ombilical. N’en n’ayez pas peur. Il n’y a rien et rien ne se passera.
Ma réponse à la question est connue : C’est OUI, un million de fois OUI, il est plus que urgent que le franc CFA, cette monnaie qu’ont en partage une vingtaine de pays Africains s’émancipe de la tutelle plus que cinquantenaire de l’ex FF aujourd’hui fondu dans l’Euro.
Si l’arrimage du FCFA au FF servait les intérêts des Etats africains ça se saurait, et mieux cet « avantage » n’aurait jamais existé. Il ne faut pas avoir BAC+50 pour donc comprendre que les accords établissant le franc CFA comme tous les autres n’avaient pour seules finalités que de rendre service à ceux qui l’ont pensé, rédigé et donner à signer à de jeunes chefs d’Etat judicieusement choisis et installés.
Le franc CFA par essence est donc une monnaie au service de la mère patrie, la France.
Si on tourne autour du pot, si on utilise les mêmes précautions oratoires que les politiciens on finit par ne plus être audible. Disons donc les choses telles qu’elles le sont, de préférence de la façon la plus compréhensible et dépouillée de contorsions qui soit.
Cela dit, lorsqu’il est apparu au début des années 90 que cette monnaie tropicale coûtait plus qu’elle n’en rapportait au trésor français, les autorités de ce pays se sont très vite pressées d’infliger à la zone CFA l’une des pires tribulations qu’elle ait eu à endurer : Une dévaluation calamiteuse à la hache, longtemps connue d’avance (un non sens absolu), gérée avec un amateurisme déconcertant. Pas besoin de chercher le délit d’initiés lorsque plus de 100 000 000 de personnes sont au courant de ce qui sera annoncé dans 3 mois. Toutes choses qui auront saigné à os la zone CFA et nourrit l’une des pires périodes de récession qu’elle ait connue.
La donne a aujourd’hui beaucoup changé. L’Europe n’est plus ce qu’elle était, la France encore moins. Les Etats ayant en partage le franc CFA ont beaucoup grandi, acquis de la maturité. Il est aujourd’hui temps pour eux de voler de leurs propres ailes quitte à se bruler. Ca fait partie du processus normal, nécessaire et indispensable de l’apprentissage.
Le « petit » GHANA a sa monnaie et n’a rien à envier à tous ses voisins. Qu’est-ce donc qui pourrait justifier qu’en plein 21è siècle des lumières africaines, qu’une bande d’adultes dotés de tous leurs moyens physiques, intellectuels se fassent mettre des couches, se laissent tenir par la main pour traverser des chemins dégagés, se fassent nourrir au biberon à la queue leu leu et ce à leurs propres frais, alors qu’ils méritent mieux, pourrait s’offrir tout ce dont ils voudraient à condition de congédier cet intru malicieux qui aura réussi l’exploit de mettre dans leurs têtes de barbus qu’il est préférable qu’un bébé reste un bébé, ne grandisse jamais, « ne rentre pas suffisamment dans le monde, dans l’histoire » (sic), n’accomplisse son chemin d’apprentissage.
De grâce, WADE, GBAGBO, COMPAORE, TOURE, ALI, PAUL, DENIS, OBIANG et tous les autres, please coupez ce cordon ombilical. N’en n’ayez pas peur. Il n’y a rien et rien ne se passera.
lundi 5 juillet 2010
Que fait-on du droit à l'erreur ?
Et bien, on devrait en user et en abuser.
Il est important et même nécessaire d’avoir de temps à autre tort, de prendre position sur un sujet, une idée, un projet dans un sens et se rendre compte que la voie empruntée n’était pas la plus heureuse. Et puis quoi encore ?
Nous sommes avant tout des humains, par nature et par définition des êtres proprement imparfaits, incomplets, faibles, incompétents dans bien de domaines. Quiconque s’auto-tétanise, n’use du droit royal à l’erreur, ne prend d’initiatives, ne fait rien… et bien n’avance pas, stagne, est condamné à endurer une vie sans éclat, sans saveur, à être spectateur anonyme, passif d’un monde gorgé de milliards de possibilités.
Il apparaît à l’évidence bon et sain d’oser, il est souhaitable et normal de se tromper, de savoir se ressaisir, faire le point pour... foncer de plus belle. On apprend de ses erreurs, de ses échecs.
L’expérience, l’action sont des biens précieux, des chemins initiatiques qu’il faille emprunter avec lucidité, courage pour qui veut aller loin, pour qui veut être tout autre qu’un parfait inconnu parmi tant de milliards d’autres.
Il est important et même nécessaire d’avoir de temps à autre tort, de prendre position sur un sujet, une idée, un projet dans un sens et se rendre compte que la voie empruntée n’était pas la plus heureuse. Et puis quoi encore ?
Nous sommes avant tout des humains, par nature et par définition des êtres proprement imparfaits, incomplets, faibles, incompétents dans bien de domaines. Quiconque s’auto-tétanise, n’use du droit royal à l’erreur, ne prend d’initiatives, ne fait rien… et bien n’avance pas, stagne, est condamné à endurer une vie sans éclat, sans saveur, à être spectateur anonyme, passif d’un monde gorgé de milliards de possibilités.
Il apparaît à l’évidence bon et sain d’oser, il est souhaitable et normal de se tromper, de savoir se ressaisir, faire le point pour... foncer de plus belle. On apprend de ses erreurs, de ses échecs.
L’expérience, l’action sont des biens précieux, des chemins initiatiques qu’il faille emprunter avec lucidité, courage pour qui veut aller loin, pour qui veut être tout autre qu’un parfait inconnu parmi tant de milliards d’autres.
vendredi 2 juillet 2010
Le Ghana passera-t-il les quarts de finale ?
OUI, sans aucun doute.
Parce qu’il fallait bien qu’un jour ça arrive et cette "modeste" équipe au talent innocent, joyeux, simpliste, chaleureux, discipliné mérite bien que le sort favorable l’ait choisi.
Le Ghana sera en demi-finale de coupe du monde parce qu’ils sont à leur niveau, ils se la jouent tranquille tout en étant rigoureux, ils forment un groupe de gars talentueux où aucune tête ne déborde, ils n’ont pas été pollués par la griserie de footballeurs-millionnaires qui se sont mis dans le crâne pour le malheur de leurs équipes nationales que leurs faramineux et démesurés salaires suffisaient dans un stade à sublimer leurs talents horoscopiques.
Le Ghana gagnera parce qu’ils jouent à l’africaine : du talent à l’état brut, non vicié par l’argent et l’orgueil surdimensionné, qu’un entraîneur anonyme donc rigoureux et performant aura contribué à canaliser.
Pas sûr qu’avec Michael ESSIEN, ils seraient allés loin. L’ambiance eût été tout autre, la starisation dont il fait l’objet aurait certainement fragilisée/tempérée l’enthousiasme du collectif, tout simplement parce que ca ne fait plaisir à personne de bosser pour que le mérite soit attribué au petit orgueilleux de l’équipe qui n’a de talent que celui de se vendre au prix fort, de plaire aux médias.
Le Ghana (sans Essien) en quart de finale de coupe du monde et dès demain en demi-finale c’est bien la preuve que la star ca doit être le groupe, le collectif et non l’individu, le tout assortie d’une obligation de résultat. Et c’est ce plaisir que nous offre cette belle équipe du Ghana.
Place au spectacle. C'est là tout se décide.
Parce qu’il fallait bien qu’un jour ça arrive et cette "modeste" équipe au talent innocent, joyeux, simpliste, chaleureux, discipliné mérite bien que le sort favorable l’ait choisi.
Le Ghana sera en demi-finale de coupe du monde parce qu’ils sont à leur niveau, ils se la jouent tranquille tout en étant rigoureux, ils forment un groupe de gars talentueux où aucune tête ne déborde, ils n’ont pas été pollués par la griserie de footballeurs-millionnaires qui se sont mis dans le crâne pour le malheur de leurs équipes nationales que leurs faramineux et démesurés salaires suffisaient dans un stade à sublimer leurs talents horoscopiques.
Le Ghana gagnera parce qu’ils jouent à l’africaine : du talent à l’état brut, non vicié par l’argent et l’orgueil surdimensionné, qu’un entraîneur anonyme donc rigoureux et performant aura contribué à canaliser.
Pas sûr qu’avec Michael ESSIEN, ils seraient allés loin. L’ambiance eût été tout autre, la starisation dont il fait l’objet aurait certainement fragilisée/tempérée l’enthousiasme du collectif, tout simplement parce que ca ne fait plaisir à personne de bosser pour que le mérite soit attribué au petit orgueilleux de l’équipe qui n’a de talent que celui de se vendre au prix fort, de plaire aux médias.
Le Ghana (sans Essien) en quart de finale de coupe du monde et dès demain en demi-finale c’est bien la preuve que la star ca doit être le groupe, le collectif et non l’individu, le tout assortie d’une obligation de résultat. Et c’est ce plaisir que nous offre cette belle équipe du Ghana.
Place au spectacle. C'est là tout se décide.
mercredi 30 juin 2010
Lions indomptables ou Chatons ?
Je serai tenté de dire Chatons.
Depuis plus de 3 ans l’équipe nationale du Cameroun, anciennement appelée les lions indomptables ne font plus peur à personne, ni aux éperviers, ni à nos voisins les panthères, ni même aux écureuils.
Finie la belle époque où la coupe de l’UDEAC (aujourd'hui CEMAC) était une formalité pour leur équipe B (les lionceaux), où jouer contre le Burkina, la Lybie, le Togo, l'équipe de Guinée équatoriale était pour eux une ballade de santé saupoudrée d’un festival de buts à la « en veux-tu, en voilà ».
Les temps ont changé et les ex-lions donnent l’impression de s’être installés durablement dans une logique d’impuissance et de passivité, de porter des espoirs surdimensionnés par rapport à leur valeur réelle.
Qualifiés difficilement et de façon quasi miraculeuse pour la coupe du monde dans une poule facile où les panthéreaux du Gabon ont été surpris de faire la course en tête pendant les 4/5è du trajet, sortis sans honneur de la CAN Angola 2010 par leurs chicoteurs en chef, les pharaons d'Egypte, après avoir été cisaillés en tournoi par le petit Gabon… Le summum, le « un des uns » de l’impuissance, de l’indolence nous aura été offerte au cours de cette première coupe du monde en terre africaine au cours de laquelle les ex-lions indomptables du Cameroun battront pratiquement tous les records d’incompétence : première équipe africaine à perdre un premier match en coupe du monde, première équipe lors de cette édition à obtenir son ticket retour, première équipe à marquer 0 (zéro) point à son compteur dans une poule pourtant jugée des plus abordables.
Au vu de tous ces exploits, cette équipe là qui n’arrive plus à mordre, qui ne fait plus peur à personne, qui enchaîne échec sur échec devrait raisonnablement porter un nom qui colle à son épaisseur, qui soit en adéquation avec son inexistant potentiel de terreur. Quoi de plus normal, de bien inspiré, de très explicite que de les appeler dorénavant… Les Chatons du Cameroun.
Un joli nom qui leur permettrait malgré tout de se vanter d'effrayer les souris du Malawi, les moineaux de l’Azerbaïdjan et pourquoi pas les coqs de Domenech.
Depuis plus de 3 ans l’équipe nationale du Cameroun, anciennement appelée les lions indomptables ne font plus peur à personne, ni aux éperviers, ni à nos voisins les panthères, ni même aux écureuils.
Finie la belle époque où la coupe de l’UDEAC (aujourd'hui CEMAC) était une formalité pour leur équipe B (les lionceaux), où jouer contre le Burkina, la Lybie, le Togo, l'équipe de Guinée équatoriale était pour eux une ballade de santé saupoudrée d’un festival de buts à la « en veux-tu, en voilà ».
Les temps ont changé et les ex-lions donnent l’impression de s’être installés durablement dans une logique d’impuissance et de passivité, de porter des espoirs surdimensionnés par rapport à leur valeur réelle.
Qualifiés difficilement et de façon quasi miraculeuse pour la coupe du monde dans une poule facile où les panthéreaux du Gabon ont été surpris de faire la course en tête pendant les 4/5è du trajet, sortis sans honneur de la CAN Angola 2010 par leurs chicoteurs en chef, les pharaons d'Egypte, après avoir été cisaillés en tournoi par le petit Gabon… Le summum, le « un des uns » de l’impuissance, de l’indolence nous aura été offerte au cours de cette première coupe du monde en terre africaine au cours de laquelle les ex-lions indomptables du Cameroun battront pratiquement tous les records d’incompétence : première équipe africaine à perdre un premier match en coupe du monde, première équipe lors de cette édition à obtenir son ticket retour, première équipe à marquer 0 (zéro) point à son compteur dans une poule pourtant jugée des plus abordables.
Au vu de tous ces exploits, cette équipe là qui n’arrive plus à mordre, qui ne fait plus peur à personne, qui enchaîne échec sur échec devrait raisonnablement porter un nom qui colle à son épaisseur, qui soit en adéquation avec son inexistant potentiel de terreur. Quoi de plus normal, de bien inspiré, de très explicite que de les appeler dorénavant… Les Chatons du Cameroun.
Un joli nom qui leur permettrait malgré tout de se vanter d'effrayer les souris du Malawi, les moineaux de l’Azerbaïdjan et pourquoi pas les coqs de Domenech.
Affaire Bettencourt : Eric Woerth en sait-il plus qu'il n'en dit ?
Bien évidemment que oui.
Il est impensable qu’un ministre de la république, pas né de la dernière pluie, homme politique rompu, fréquentant de nombreuses chapelles tant publiques, privées que sécrètes et dont l’épouse est au service de la première fortune de France, donc par définition au courant d’un bon paquet de choses avouables et non avouables ; il est parfaitement et proprement impensable que Monsieur Woerth ne soit pas au parfum de quasiment tout ce qui se fait de bien et de pas bien autour de cette milliardaire fort généreuse à la lucidité éprouvée par le poids du temps qui passe.
Donc OUI Eric Woerth en sait et en savait beaucoup sur la première contribuable physique de France. Ca est une évidence.
Qu’on cesse de se foutre de la naïveté des citoyens. Qu’on mette un terme à cette piteuse comédie mensongère qui donne une image fort détestable de la classe politique française.
Que vaut la carrière d’un homme fût-il de talent, au respect, et à l’estime public que devrait véhiculées les institutions qu’ils sont censées servir.
Eric doit tirer sa révérence, ses supérieurs devraient l’y inciter et lui faciliter la sortie.
Il est impensable qu’un ministre de la république, pas né de la dernière pluie, homme politique rompu, fréquentant de nombreuses chapelles tant publiques, privées que sécrètes et dont l’épouse est au service de la première fortune de France, donc par définition au courant d’un bon paquet de choses avouables et non avouables ; il est parfaitement et proprement impensable que Monsieur Woerth ne soit pas au parfum de quasiment tout ce qui se fait de bien et de pas bien autour de cette milliardaire fort généreuse à la lucidité éprouvée par le poids du temps qui passe.
Donc OUI Eric Woerth en sait et en savait beaucoup sur la première contribuable physique de France. Ca est une évidence.
Qu’on cesse de se foutre de la naïveté des citoyens. Qu’on mette un terme à cette piteuse comédie mensongère qui donne une image fort détestable de la classe politique française.
Que vaut la carrière d’un homme fût-il de talent, au respect, et à l’estime public que devrait véhiculées les institutions qu’ils sont censées servir.
Eric doit tirer sa révérence, ses supérieurs devraient l’y inciter et lui faciliter la sortie.
mardi 13 avril 2010
Wade : Touché par la grâce
Paris, le 13 avril 2010Finalement il y’a un côté sympathique dans ce personnage d’Abdoulaye Wade président du Sénégal.
On le sait habité par ce quelque chose qui l’amène à sortir des sentiers battus, à sortir des conventions oppressantes.
C’est à son honneur - vu son âge - qu’il soit en constante cogitation, qu’il ne se fatigue de remuer ses méninges, de jouer aux chercheurs et solutionneurs de problèmes.
Préférons de loin ceux qui essayent des choses quitte à se tromper à ceux qui les construisent dans leur imaginaire sans jamais initier un début de réalisation à ce qu’ils cogitent de peur de ne pouvoir satisfaire tout le monde. L’un est acteur force de progrès, l’autre est contemplateur d’un monde qui change.
Je préfère celui qui ose à celui rêve d’un monde inaccessible, s’en contente et se complaît dans la critique facile des œuvres de ceux qui se jettent à l’eau.
Wade, en déclarant de façon intempestive, martiale, ostentatoire, rétablir de suite la pleine souveraineté de l’Etat Sénégalais sur les concessions faites à l’armée française dans le cadre d’accords de défense a posé un acte de zèle osé devant ses pairs Africains, toutes choses qui en d’autres temps lui auraient valu d’avoir à subir dès le lendemain un coup de force militaire téléguidé. A moins que cette option - non abandonnée - ne soit que question de temps.
Immunisé par son âge, sa bravoure, son caractère « grande gueule », sa longévité politique, sa science, ses talents, WADE s’est octroyé le nirvana politique : l’état de grâce envié de l’homme politique qui n’a plus peur des mots.
Soyons donc admiratifs de ceux qui tel WADE via son monument de la renaissance africaine ont des rêves de grandeur et les mettent en exécution à ceux qui bourrés d’argent public facile ne savent quoi en faire dans un environnement où tout est à bâtir.
Wade par ses actions fortes, ses coups d’éclat, a définitivement gagné mon estime (il n’en a que faire). Assurément qu’une place de choix lui sera réservée au panthéon des grands Hommes de notre continent pour avoir endossé le costume de bâtisseur visionnaire à celui de riche-imbécile dans lequel beaucoup se s'engraissent.
Vivement que son audace fasse des émules.
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